Lundi 18 mai l’assemblée nationale a adopté en première lecture, avec procédure accélérée, le projet de loi actualisant la programmation militaire sur la période 2024-2030. En plus des dispositions devenues habituelles sous Macron II, dont une augmentation vertigineuse du budget pour la guerre (+34 milliards ce coup-ci, soit près de 3 fois l’économie espérée avec la réforme des retraites 2023) et une énième mesure pour militariser davantage les jeunes esprits (journée de mobilisation, recentrée sur les enjeux militaires et remplaçant la journée d’appel), ce projet de loi contient un nouveau régime d’exception liberticide.
Son article 21 prévoit en effet un état d’alerte de sécurité nationale en cas de « menace grave et actuelle ». Cet état d’alerte sera déclenché par décret ministériel sans aucune consultation démocratique préalable. D’une durée initiale de deux mois, une loi pourra en refixer la durée au-delà. Cet état d’alerte constituera une situation dérogatoire au droit commun facilitant notamment les déploiements militaires, l’espionnage des communications et les réquisitions. Les administrations pourront aussi réduire les obligations en matière d’urbanisme, d’environnement et d’archéologie.
Ce nouvel « état d’alerte de sécurité nationale » poursuit la dérive des divers états d’urgence et la surenchère militariste, liberticide et autoritaire. Il ne pourra que nous mener au fascisme et à la guerre. Le collectif Maudite soit la guerre dénonce ce nouveau pas dans la militarisation à marche forcée de la société.
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