Étiquette : Tracts

  • Lycées professionnels : en grève le 17 novembre, pour faire plier le gouvernement !

    Lycées professionnels : en grève le 17 novembre, pour faire plier le gouvernement !

    La CNT appelle, aux côtés des autres organisations syndicales, à la grève le 17 novembre. Voici les communiqués de l’intersyndicale nationale, et celui de l’intersyndicale Ile-de-France.

  • Lycée pro en grève le 18 octobre pour le retrait du projet Macron

    Le président Macron persiste à vouloir imposer aux personnels sa réforme des lycées professionnels calquée sur le modèle de l’apprentissage. C’est un exemple révélateur que la méthode ne change pas : aucun bilan de la réforme précédente, aucune concertation en amont de cette annonce brutale et une feuille de route tardive (et floue) alors même que des décisions lourdes de conséquences sont en préparation.

    L’augmentation du nombre de semaines de stage impliquera moins de semaines d’enseignement dans nos lycées. Si le président a enfin concédé à dire que l’enseignement général doit rester une composante de la formation des jeunes, il l’a évoqué surtout à l’aune de disciplines qui seraient « fondamentales ». Les langues vivantes, l’éco droit, l’éco gestion, les arts appliqués, l’EPS, la PSE seront-elles considérées comme fondamentales et les postes des collègues concerné·es préservés ? Sa volonté de renvoyer la ventilation du volume d’enseignement général au niveau local impliquera une remise en cause du caractère national de l’accès aux formations professionnelles pour les jeunes et des diplômes professionnels. Nos organisations syndicales sont fermement attachées au principe d’égalité de notre école républicaine et revendiquent le maintien d’une grille horaire nationale pour toutes les filières professionnelles. Elles revendiquent aussi une dimension émancipatrice de la formation des jeunes à laquelle participent toutes les disciplines.

    Cette diminution du temps scolaire percutera aussi les enseignant·es de matière professionnelle pour qui le président a déjà annoncé un vaste plan de reconversion. L’expérience vécue dans ce domaine par nos collègues de Gestion-Administration nécessite des engagements fermes du ministère pour permettre de vraies reconversions et se donner les moyens d’une vraie politique RH.

    Nos élèves sont contraint·es par les lieux de stages. Nombreuses sont les entreprises qui ne peuvent pas leur proposer l’intégralité des plateaux techniques et des activités développées dans les lycées professionnels pourtant indispensables à l’obtention de leur diplôme.

    Il veut imposer dès la 5ème de collège un dispositif « Avenir » consistant à dédier une demi-journée par semaine pour découvrir les métiers et les entreprises. Pour nos organisations il faut renforcer les missions et le nombre de personnels d’orientation et préparer les collégien·nes à tous les parcours d’orientation sans exception.

    Oui la carte des formations doit évoluer, nous le portons haut et fort depuis des années. Pour nos organisations elle doit évoluer dans l’intérêt général du pays au prisme des grands enjeux écologiques, de la prise en charge du Grand âge, de la nécessaire réindustrialisation, du numérique… D’aucune façon, son « évolution » ne doit se restreindre à la seule mise en adéquation avec les besoins économiques immédiats et locaux des entreprises : chaque jeune, quel que soit le lieu géographique de son lycée professionnel, doit pouvoir trouver la formation de son choix.

    Pour nos organisations syndicales la CGT Agri, la CGT Educ’action, la CNT-FTE, le SE-Unsa, le Snalc, le Snep-FSU, le Snes-FSU, le SN-FO-EP, le Snuep-FSU, la CGT Enseignement privé, le Snetaa-FO, le Snetap-FSU, le Snupden-FSU, le SUI-FSU, SUD rural et SUD Éducation, l’urgence est de renforcer les lycées professionnels et de donner plus de temps et de moyens aux personnels pour faire réussir tous les élèves.

    La réforme est à l’opposé de nos ambitions, c’est pourquoi nos organisations appellent à une journée de grève le mardi 18 octobre, point de départ de la mobilisation pour obtenir le retrait de ce projet.

    Montreuil le 23 septembre 2022

  • Lycées profesionnels Communiqué Intersyndicale de fin d’année

    Les organisations syndicales (CGT Éduc’action, CNT, SNALC, SNETAA-FO, SNUEP-FSU, SUD Éducation, Se-UNSA) réunies en intersyndicale nationale de la voie professionnelle font le constat d’une fin d’année extrêmement difficile pour les personnels. Les nouvelles modalités d’examen ont été compliquées et la désorganisation qui les a accompagnées a encore ajouté à l’épuisement des
    collègues. La multiplication des convocations aux oraux de chef d’œuvre, les nouvelles épreuves en langue vivante ou encore l’augmentation des situations d’évaluation ont accru les tâches encore accentuées par les exigences de la hiérarchie. Cette dégradation des conditions de travail amplifie la perte de sens du métier ressentie par beaucoup de collègues.
    À ces difficultés s’ajoutent nos fortes inquiétudes liées aux annonces faites par Emmanuel Macron et reprises par le ministre N’Diaye qui s’inscrit dans la continuité de la politique éducative menée depuis 5 ans.
    Nos organisations syndicales dénoncent la volonté de doubler le nombre de semaines de PFMP pour les terminales CAP et bac pro ce qui va réduire encore plus l’enseignement général et professionnel de nos élèves et par conséquent réduire leur réussite à la certification et hypothéquer leurs chances de poursuites d’études.
    Elles contestent l’idée d’une adéquation stricte qui lie la pérennité des formations offertes aux besoins d’emploi locaux. C’est caractéristique d’une vision à court terme qui ne lutte pas contre les déterminismes sociaux. L’heure doit être à des cartes de formation permettant d’envisager les transitions écologiques, numériques et sociales qui s’imposent.
    Nos organisations syndicales affirment que persister dans le soutien au développement démesuré de l’apprentissage et de la mixité des publics dans les lycées pros est une voie sans-issue. Elles considèrent que c’est une menace sur le statut des PLP et sur les missions émancipatrices de la voie professionnelle
    sous statut scolaire.
    Cette posture qui décrète l’apprentissage comme la seule voie d’excellence se heurte aux études qui démontrent son caractère discriminatoire et alertent sur des taux d’abandon et de rupture vertigineux.
    De plus la Cour des Comptes, dans un récent rapport, ne constate aucune plus-value de qualité de formation et d’insertion dans l’emploi pour la jeunesse en général ni pour les jeunes de la voie professionnelle en particulier avec cette voie de formation. Elle met en avant la gabegie financière que représente l’apprentissage allant même jusqu’à évoquer une impasse financière.
    C’est pourquoi les organisations syndicales (CGT Éduc’action, CNT, SNALC, SNETAA-FO, SNUEP-FSU, SUD Éducation, Se-UNSA) insistent sur la nécessité d’une rupture avec la politique de mise en concurrence entre les 2 voies de formation menée depuis plusieurs années et exigent le maintien et le
    développement de l’enseignement professionnel sous statut scolaire au sein d’un service public d’Éducation nationale accessible à toutes et tous sur l’ensemble du territoire.

    Montreuil le 4 juillet 2022

  • Chef d’oeuvre les PLOP ne sont pas des bénévoles

    L’absence d’anticipation et le refus irresponsable du ministère d’aménager les épreuves des diplômes professionnels 2022 ont de graves conséquences dans les lycées professionnels : les personnels sont surchargés de travail et les élèves perdent encore des heures de cours.

    Aux activités professionnelles habituelles des PLP en fin d’année : enseigner, organiser les CCF, effectuer les visites de stage, corriger les épreuves et préparer la rentrée, s’ajoutent deux missions supplémentaires imputables à la Transformation de la voie professionnelle et à la loi « pour la liberté de choisir son avenir professionnel ». Cette dernière, en libéralisant le marché de la formation et de l’apprentissage, a généré une multiplication de candidat·es au CAP dans les CFA privés, que les PLP doivent certifier. Ainsi de nombreuses convocations sont tombées empêchant les enseignant·es d’assurer les cours dus aux élèves.

    La Transformation de la voie professionnelle et son fameux chef-d’œuvre, commande politique et vitrine de communication de l’ancien ministre, ne sont pas en reste. L’évaluation de ce dispositif nécessite d’organiser des oraux très chronophages pour tous les élèves de terminale CAP et Baccalauréat professionnel. Et, comble du mépris pour les personnels, le ministère refuse de les
    rémunérer.

    Nos organisations CGT Éduc’action, SNUEP-FSU, SNEP-FSU, Snalc, SUD Éducation et CNT Éducation dénoncent les politiques éducatives menées lors du dernier quinquennat qui n’ont fait qu’aggraver les conditions de travail des personnels et réduire dangereusement la réussite des élèves.

    Nos organisations syndicales exigent un changement d’orientation et demandent au nouveau ministre un arbitrage rapide pour que les enseignant·es concerné·es par les oraux de chef-d’œuvre soient rémunéré·es pour ce travail supplémentaire.

    Paris, le 7 juin 2022

  • « Top-chef » sur M6 ou la culture du viol

    « Top-chef » sur M6 ou la culture du viol

    « Top-chef » sur M6 ou la culture du viol. En visionnant une émission, une militante de notre organisation syndicale est tombée sur « Norbert et Jean, le défi ». Lire son témoignage. La CNT éducation a écrit ce jour à la direction des programmes du groupe M6.

    Paris, le 8 mars 2021

                                                                            à   Direction M6,  responsable des programmes.                          

    En visionnant une de vos émissions, une militante de notre organisation syndicale est tombée sur « Norbert et Jean, le défi ». Lire son témoignage ci-dessous.

    Nous dénonçons la programmation de cette émission, authentique consécration de la culture du viol*.

    Nous vous demandons,  par la présente, la suppression de l’émission « Norbert et Jean.. », ainsi que sa possible rediffusion, tant des antennes de M6 que de toutes les plateformes où celle-ci serait mise à disposition d’un large public.

    A défaut, le groupe M6 restera associé à la promotion, à la prospérité de cette culture du viol.

    La CNT-FTE

    *- Compte-tenu de quelques opérationnalisations et implications subséquentes à propos de la culture du viol

    Cf. : « En théorie, tout le monde est contre le viol. En pratique ? Nous vivons dans une société où les violences sexuelles sont niées, minimisées et où les victimes deviennent les suspectes pendant qu’on trouve des excuses aux agresseurs. Ça s’appelle la culture du viol et elle est transmise par la culture, l’éducation, les médias, l’humour, etc. La société est traversée par des représentations, des pratiques et des discours qui excusent, banalisent, érotisent voire encouragent le viol (…) C’est l’ensemble de ces comportements, idées-reçues, discours (…) qui font la culture du viol. Pour en sortir, il faut tous les éliminer un par un. Issu de https://iaata.info/Pourquoi-parle-t-on-de-culture-du-viol-3716.html

    Cf. aussi : https://fr.wikipedia.org/wiki/Culture_du_viol ; https://simonae.fr/articles/expliquez-culture-du-viol ; https://www.editionslibertalia.com/catalogue/hors-collection/une-culture-du-viol-a-la-francaise ; etc)

    – Compte-tenu des recommandations de l’organisation ONU Femmes :

    https://www.unwomen.org/fr/news/stories/2019/11/compilation-ways-you-can-stand-against-rape-culture

    – Et principalement concernant les « facteurs qui sous-tendent la culture du viol » :

    https://www.unwomen.org/en/digital-library/publications/2019/05/respect-women-preventing-violence-against-women