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  • Non à la répression à Joliot-Curie, Nanterre

    Communiqué de la CNT-FTE du 17/10/2022

    Mardi 11 octobre 2022. Des éclats de grenades, des cris, des bousculades, et dans le fatras des floutages, on voit des lycéen·nes se faire interpeller par la police. Nous savons où l’on conduit les interpellé·es, et nous savons aussi combien d’heures de garde à vue ont subi certain·es. 48 heures. C’est comment, être privé de liberté 48 h ? Serait-ce le prix normal à payer pour des lycéen·nes qui protestaient contre le régime rétrograde auquel est soumis leur établissement ?

    Mutation forcée d’un enseignant militant, suppression des moyens attribués aux heures de soutien scolaire, directives délirantes sur l’habillement des élèves sur fond de fantasmes islamistes, ça en fait des raisons de faire la grève des cours, de protester devant le bahut. Mais visiblement, des raffineries aux lycées, la grève passe mal auprès des patrons de la république.

    On se rappelle des lycéen·nes de Mantes, mis·es à genoux sous la menace des armes policières, on se souvient des équipes de flics au service des chef·fes qui déboulent sur les piquets à l’aube pour tabasser des grévistes pendant le mouvement des retraites… Et des répressions de manifs qui n’en finissent plus. Tout cela fait système, et c’est celui de l’État capitaliste qui se meurt et tape partout pour trouver un sens à son dernier souffle.

    Aidons-le à crever avec notre arme, la solidarité : solidarité avec les élèves enfermé·es, soutien aux grévistes criminalisé·es, participation aux manifestations, renforcement des blocages, libération des camarades. La solidarité répare.

    Seule la lutte paie.

    Télécharger ce communiqué ici.

  • Soutien à Kaï Terada, militant à Sud éduc 92

    Notre camarade Kaï, prof au lycée Joliot-Curie de Nanterre et militant à Sud éduc 92, a été suspendu de ses fonctions pour 4 mois. Le rectorat de Versailles cherchait un moyen de sanctionner ce militant efficace et infatigable, mais ne pouvait pas faire de procédure disciplinaire pour cause de dossier vide.

    Comme la procédure de suspension (avec traitement) et la mutation « dans l’intérêt du service » qu’il risque maintenant ne sont pas considérées comme des sanctions, les recteur·trices l’utilisent abondamment depuis quelques années pour se débarrasser des militant·es qui les gênent un peu trop (Bobigny, Saint-Denis, etc.).

    Cette décision en soi est un abus d’autorité inadmissible, et la façon dont elle a été prise et signifiée la rend plus insupportable encore : en effet, Kaï a reçu la nouvelle sans aucune justification le 4 septembre alors que son lycée l’attendait le lendemain pour faire sa rentrée.

    La première tentative d’explication est arrivée via la presse, confirmant le mépris profond avec lequel les rectorats traitent leurs personnels. Les arguments farfelus du rectorat concernant la soi-disant « mauvaise ambiance » due à Kaï dans l’établissement ne trompent personne.

    Halte à la répression, soutien aux camarades de Kaï en grève, soutien total à Kaï !

    La CNT FTE

    (Les appels à actions sont dans le tract, à lire ci-dessous, ou à télécharger ici.