Le 28 août 2026, alors qu’elles étaient encore en vacances et préparaient leur rentrée, deux enseignantes du lycée Utrillo de Stains, militantes à la CGT, ont reçu un courrier de l’académie de Créteil annonçant que le recteur « envisageait » de les « muter dans l’intérêt du service », sanction déguisée honteuse pratiquée depuis de nombreuses années par notre institution. Leur faute ? Avoir alerté depuis plusieurs années leur employeur, par des voies officielles et préconisées, sur des agissements s’apparentant à des violences sexistes et sexuelles, des discriminations racistes de la part d’un personnel de l’établissement envers des élèves. D’autres syndicalistes CGT et Sud sont également convoquées au rectorat en septembre suite à l’enquête administrative sans avoir plus de précision quant à l’objet de cette convocation, ce qui ajoute à l’intimidation de la part de l’administration subie par l’équipe du lycée. Lisez la suite dans le communiqué de l’intersyndicale ci-dessous !
Catégorie : Lycée
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Journée de mobilisation contre le management toxique à Paris
Nos organisations syndicales, CNT-STE 75, CGT Éduc’action Paris, SNES-FSU Paris, SNUEP-FSU Paris, SNEP-FSU Paris, SUD éducation Paris, SNFOLC 75 et SPASEEN FO 75 constatent une forte dégradation des conditions de travail des personnels dans l’académie de Paris, notamment corrélées à des pratiques managériales pour le moins inadaptées de certain·es supérieur·es hiérarchiques, ce qui, dans certains cas, s’apparente à du management toxique.

« [Communiqué à télécharger en-dessous] »
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Management toxique à l’école Boulle
MANAGEMENT BRUTAL ET ATTEINTE À LA LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE DES ÉQUIPES
Maarten BAAS, Smoke furniture La question pédagogique constitue un point de cristallisation de ce management autoritaire. A l’éducation nationale, la liberté pédagogique des enseignant.es est très clairement garantie par le code de l’éducation et le proviseur n’a pas à interférer sur les contenus des formations ou sur leurs orientations. Or, le chef d’établissement entend donner un « cap » à l’école, fondé sur ce qu’il nomme « l’ADN de Boulle », dans une vision essentialiste et figée de l’identité de l’institution. Pour que cette vision rigide et auto-centrée ne rencontre aucune opposition, les instances où les orientations pédagogiques de l’école pourraient être débattue sont fragilisées voire ignorées. Le projet d’établissement qui, dans un EPLE, doit être renouvelé tous les trois ans selon un protocole garantissant un minimum de débat, n’a jamais été initié. Les conseils pédagogiques ne sont plus inscrits au calendrier et l’intersyndicale a du se mobiliser pour qu’ils soient programmés, les conseils de perfectionnement inhérents aux formations supérieures n’ont jamais été mis en place, etc. Celles et ceux qui émettent des réserves sur ce cap subissent intimidations, dénigrement, humiliations et menaces (menaces sur les services, menace de non-reconduction des contrats des non titulaires, menaces sur le maintien des formations, etc.).
[…]
GÉNÉRALISATION DU MANAGEMENT BRUTAL
Le cas de l’école Boulle n’est malheureusement pas isolé et, dans l’académie de Paris, plus d’une quinzaine d’établissements du secondaire sont concernés par un management autoritaire qui instaure un climat délétère et produit de la souffrance. Pour dénoncer l’inertie de l’institution, voire la caution qu’elle apporte à ces directions, une intersyndicale réunissant la CGT, la CNT, Sud, le SNES, le SNUEP, le SNEP, le SNFOLC et le SPASEEN FO appelle à une action devant le rectorat le mardi 19 mai.
[Article intégral à télécharger en-dessous]
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Stop au management toxique à l’école Boulle
Ainsi, nos organisations syndicales, CGT Éduc’action Paris, CNT-FTE Paris et Snes-FSU Paris, exigent :
– La suspension à titre conservatoire du chef d’établissement afin de protéger les personnels
– D’être informées sur les conclusions de l’enquête administrative
– La plus grande vigilance et transparence en ce qui concerne la transmission d’informations recueillies lors des auditions à la direction de l’école Boulle. En effet le comportement du chef d’établissement ces derniers mois montre que les risques de règlement de compte sont réels.
Paris, le 13 avril 2026
[Communiqué intégral à télécharger en-dessous]
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A Stains (93), une enquête pour protéger les élèves et non pour réprimer les lanceur·ses d’alerte ! Intersyndicale 93
Depuis 2011, les personnels du lycée Maurice Utrillo de Stains se sont mobilisé·es pour
dénoncer les violences sexistes, sexuelles et racistes commises au sein de leur lycée. Ils
et elles n’ont cessé d’alerter la hiérarchie par tous les canaux adaptés : courriers, témoignages, demandes d’audience, fiche RSST, etc. Lisez la suite dans le communiqué de l’intersyndicale. -

Stage pédagogies émancipatrices : « L’école d’aujourd’hui respecte-t-elle la parole et les droits des enfants et des adolescent·es ?
SUD éducation académie de Montpellier, la CNT-ESS34 et l’ICEM34 organisent un stage académique de formation syndicale et pédagogique sur le thème : « L’école aujourd’hui respecte-t-elle la parole et les droits des enfants et des adolescent·es ? ».
Les jeudi 4 et vendredi 5 juin 2026 à la bourse du travail de Béziers (57 Boulevard Frédéric Mistral)
Programme du stage
> Première matinée en plénière
-* Introduction du stage par les différents syndicats et associations qui organisent.
-* Présentation du thème : « les droits de l’enfant et de l’adolescent·e »
Les droits de l’enfant s’appliquent à toute personne âgée de moins de 18 ans. Ils concernent les droits civils, politiques, économiques, sociaux, culturels, individuels et collectifs. Parmi eux, on peut citer le droit à une identité, à la santé, à l’éducation, à la vie en famille, à un niveau de vie suffisant, le droit d’être protégé·e de la violence, de s’exprimer, d’être protégé·e de la guerre et de l’exploitation ou encore jouer ou avoir des loisirs.
-* Moments d’échanges.
-* Conseil coopératif.> Pour les autres demi-journées, ce stage est organisé de manière coopérative. Chacun·e peut partager les fruits de sa pratique et de son expérience. N’hésitez pas à amener tous les outils qui vous semblent intéressants à partager. Nous définirons collectivement les thèmes d’ateliers en fin de première matinée.
-* Des ateliers sur différents thèmes, en fonction des demandes :
Voici quelques exemples possibles: démarrer en pédagogie coopérative de la maternelle au lycée, école dehors, conseil coopératif, discussion à visée philosophique, débats littéraires, groupe d’analyse de pratiques professionnelles, tutorat, marché de connaissances, texte libre, gestion de classe….-* Le vendredi matin aura lieu un « Troc de trucs » (inspiré du marché de connaissances). Pour tenir compte des demandes en fin de stage l’année dernière, une table de « troc de livres » sera mise en place tout au long du stage. Chacun·e des participant·es peut partager des ouvrages (pédagogiques/littérature de jeunesse), des idées, des outils, des expérimentations pédagogiques. Personne n’est expert·e, mais les échanges collectifs nous permettront de nous enrichir, alors n’hésite pas à amener des choses à partager !
Comment s’inscrire ?
Étape 1 : Déposer une demande d’autorisation d’absence pour formation syndicale à l’administration
Pour les AESH : dans le premier comme dans le second degré, utiliser le formulaire de demande d’autorisation d absence à transmettre au chef d’établissement ou à l’IEN de circonscription.
Pour les enseignant·es du secondaire et les AED : En adressant une demande de congé syndical à la/au chef·fe d’établissement dans le secondaire (formulaire annexe 1).
Pour les enseignant·es du primaire : à l’IEN dans le primaire (procédure de demande en ligne).
En cas de problème, ">prévenir le syndicat.
Étape 2 : S’inscrire auprès du syndicat
Dans le même temps, sans attendre la réponse de l’administration, inscris-toi en ligne auprès du syndicat pour qu’on puisse constituer une liste d’émargement indispensable à l’édition des attestations de présence qui seront remises à l’issue du stage.
La liste est aussi nécessaire pour que les stagiaires puissent entrer dans les établissements (plan Vigipirate).
La date limite de dépôt de la demande auprès de l’administration est le lundi 4 mai 2026.
Qu’est-ce que la formation syndicale ?
Chaque fonctionnaire ou agent·e non titulaire, syndiqué·e ou non, peut bénéficier de 12 jours de formation syndicale par an.
La demande doit être faite au plus tard un mois avant le stage, par voie hiérarchique, auprès de l’autorité compétente (recteur, DASEN, pilote du PIAL). À défaut de réponse de l’administration, au plus tard le quinzième jour qui précède le stage, le congé pour formation est réputé accordé. Les décisions exceptionnelles qui le refuseraient doivent être motivées par des nécessités de fonctionnement de service et communiquées avec le motif à la prochaine commission paritaire correspondante au statut de l’agent·e (CCP pour les contractuel·les, CAPD pour les professeur·euses des écoles, CAPA pour les enseignant·es du secondaire).
L’administration peut demander, à l’issue du stage, une attestation de présence émanant du syndicat. Elle ne peut exiger ni convocation, ni autre document, ni d’information sur le contenu de ce stage. (Nous contacter ">par mail en cas de problème à ce sujet)
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Lycée Berthelot (Pantin, 93) : stop à la répression !
Communiqué des fédérations CGT-éduc’action, Fnec-FP FO, FSU, Sud éducation et CNT FTE
Le 10 novembre 2021, les collègues du lycée Berthelot à Pantin (93) ont été convoqué·es à
une formation obligatoire « Laïcité et valeurs de la République ». Ils et elles ont été heurté·es
par la forme et le contenu de la formation, fortement en décalage avec la réalité vécue par
les collègues. En réaction, les représentant·es au CA du lycée ont rédigé une fable en
alexandrins dans un esprit de dérision et pour dénoncer la formation en question. […]Communiqué à télécharger ici.

