Management toxique à l’école Boulle


 MANAGEMENT BRUTAL ET ATTEINTE À LA LIBERTÉ PÉDAGOGIQUE DES ÉQUIPES

Maarten BAAS, Smoke furniture

La question pédagogique constitue un point de cristallisation de ce management autoritaire. A l’éducation nationale, la liberté pédagogique des enseignant.es est très clairement garantie par le code de l’éducation et le proviseur n’a pas à interférer sur les contenus des formations ou sur leurs orientations. Or, le chef d’établissement entend donner un « cap » à l’école, fondé sur ce qu’il nomme « l’ADN de Boulle », dans une vision essentialiste et figée de l’identité de l’institution. Pour que cette vision rigide et auto-centrée ne rencontre aucune opposition, les instances où les orientations pédagogiques de l’école pourraient être débattue sont fragilisées voire ignorées. Le projet d’établissement qui, dans un EPLE, doit être renouvelé tous les trois ans selon un protocole garantissant un minimum de débat, n’a jamais été initié. Les conseils pédagogiques ne sont plus inscrits au calendrier et l’intersyndicale a du se mobiliser pour qu’ils soient programmés, les conseils de perfectionnement inhérents aux formations supérieures n’ont jamais été mis en place, etc. Celles et ceux qui émettent des réserves sur ce cap subissent intimidations, dénigrement, humiliations et menaces (menaces sur les services, menace de non-reconduction des contrats des non titulaires, menaces sur le maintien des formations, etc.).

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GÉNÉRALISATION DU MANAGEMENT BRUTAL

Le cas de l’école Boulle n’est malheureusement pas isolé et, dans l’académie de Paris, plus d’une quinzaine d’établissements du secondaire sont concernés par un management autoritaire qui instaure un climat délétère et produit de la souffrance. Pour dénoncer l’inertie de l’institution, voire la caution qu’elle apporte à ces directions, une intersyndicale réunissant la CGT, la CNT, Sud, le SNEP et le SNES appelle à une action devant le rectorat le mardi 19 mai.

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