Nous assistons, sous couvert d’une approche scientifique grossièrement instrumentalisée en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture au CP, à une authentique offensive idéologique réactionnaire contre l’égalité à l’école, les conditions de travail et les pédagogies émancipatrices.
Auteur/autrice : Fédération des Travailleurs de l’Education – CNT
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Toutes les zones en grève jeudi 9 mai et le 10, on reconduit !
Bloquons Blanquer, son projet de loi de la défiance, Parcoursup,-ORE, réformes des lycées pro et généraux…
Après 5 mois de guerre sociale, le président compte… ne rien changer. Les réformes prévues sont toujours en cours : retraites, fonction publique, assurance chômage.
Paris a fait son programme. A confirmer aux AGs de grève du 9 mai :

L’intersyndicale parisienne communique :
Dans la Fonction publique, dans l’éducation / Retrait de la loi Blanquer / Abandon de la réforme de la fonction publique. EN GRÈVE LE JEUDI 9 MAI
La mobilisation de la communauté éducative parisienne est historique. Elle devra reprendre dès la rentrée. Les organisations SNUipp-FSU Paris, SNUDI-FO 75, SE-Unsa Paris, SUD éducation Paris, CGT Éduc’action Paris et CNT-STE 75 appellent donc à se mettre massivement en grève le jeudi 9 mai dans le cadre de l’appel unitaire national « fonction publique » et à participer à l’assemblée générale de grève et aux assemblées locales en mettant en débat tous les moyens d’actions permettant d’obtenir l’abandon de la réforme de la fonction publique et de la loi Blanquer : autre journée de grève, reconduction de la grève, actions parent-enseignant•e•s (écoles désertes, manifestations, rassemblements… ).
AG DE GRÈVE À 9H30 À LA BOURSE DU TRAVAIL
Communiqué intersyndical parisien du premier degré, CGT Éduc’action, CNT-STE, SE-Unsa, SNUDI-FO, SNUipp-FSU et SUD éducation / Mai 2019
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En grève lundi 29 et 30 avril, jeudi 2 et 3 mai, les personnels de sept écoles, collèges et lycées de Vaulx-en-Velin lancent un nouvel appel pour le 9 mai

Nous, personnels de Vaulx-en-Velin en grève reconductible depuis lundi 29 avril, appelons tous les secteurs à s’engager massivement dans la grève le 9 mai et les jours suivants.
Devant l’absence de réponse gouvernementale aux précédentes mobilisations, devant la destruction de l’école publique qui s’annonce, notre responsabilité est d’engager un rapport de force à la hauteur des enjeux.
Nous avons décidé de cette mobilisation déterminée au côté des parents d’élèves en lutte car eux comme nous, considérons que cette loi est une attaque sans précédent qui met en péril l’avenir des enfants de la maternelle à l’université.
Conscient.e.s de la détermination du gouvernement, conscient.e.s que la journée du 9 mai ne suffira pas, il est donc nécessaire de poursuivre la mobilisation jusqu’au retrait total des réformes et loi Blanquer (loi dite de « l’école de la confiance », réformes des lycées généraux et professionnel, Parcoursup).
Nous invitons tous les secteurs à organiser des AG locales notamment pour discuter de la reconduction de la grève, mettre en place des collectifs et des caisses de grève …
Nous invitons le plus grand nombre à porter les décisions locales à l’assemblée départementale jeudi 9 mai à 14h00 à la Bourse du Travail.
Toutes et tous ensemble, faisons reculer le gouvernement maintenant !
Pour nous contacter et vous informer :
Parents d’élèves :
Enseignant.e.s :
Blog du collectif «On Vaulx mieux» : http://www.collectifvaudais.sitew.fr/
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Appel du 29 avril 2019
Nous, personnels de Vaulx-en-Velin (écoles Lorca, Courcelles, Anatole France, collège Valdo, Barbusse, lycée Doisneau et LP Musset) en grève reconductible à partir de ce jour contre la réforme Blanquer appelons le plus grand nombre à nous rejoindre dans ce combat.
Nous avons décidé de cette mobilisation déterminée au côté des parents d’élèves en lutte car eux comme nous, considérons que cette loi est une attaque sans précédent qui met en péril l’avenir des enfants de la maternelle à l’université
Devant l’absence de réponse gouvernementale satisfaisante aux précédentes mobilisations (mobilisation lycéenne de cet hiver, grève massive le 19 mars, multiplication des nuits des établissements, des journées école morte, des journées de grève dans différentes régions), notre responsabilité est d’engager un rapport de force à la hauteur des enjeux.
Nous organisons :
- Lundi 29 avril à 16h sur le parvis de l’opéra de Lyon pour une vente aux enchères de l’éducation.
- Mardi 30 avril : rassemblement devant le collège Duclos et le lycée professionnel Musset à 7h30 puis pique-nique place de la Nation de Vaulx-en-Velin à midi.
- Mercredi 1er mai : rendez-vous devant le rectorat à 9h45 avec pancartes et banderoles pour organiser un bloc éducation (avec des cortèges d’établissement et de secteurs) dans la manifestation intersyndicale.
- Jeudi 2 mai : rassemblement devant le rectorat à 14h30
Nous, personnels grévistes, nous réunirons chaque matin en assemblée générale à 9h à Anatole France.
Nous appelons les personnels qui ont déposé des intentions de grève pour cette semaine à se mettre en grève dès mardi 30 avril ou à partir de jeudi 2 mai. Nous appelons l’ensemble des personnels du 1er degré à déposer des intentions de grève pour les semaines à venir.
Nous, grévistes de Vaulx-en-Velin, appelons l’ensemble des secteurs à préparer la mobilisation du jeudi 9 mai en organisant des AG par secteur avant le 9 mai ou le 9 mai, à participer à la manifestation du 9 mai et à participer à une AG le 9 mai pour discuter de la reconduction de la grève au niveau départemental.
BLANQUER PARTOUT ?
CONFIANCE NULLE PART !
La loi Blanquer c’est :
DES ECONOMIES AU DETRIMENT DE LA REUSSITE DE VOS ENFANTS.
- Suppression de postes à tous les niveaux d’enseignement
- Hausse des effectifs par classe de la maternelle (parfois jusqu’à 30 élèves) au lycée (multiplication des cours à 35 élèves).
DES REFORMES QUI ORGANISENT LA DESTRUCTION DE L’ECOLE PUBLIQUE
ECOLE PRIMAIRE ET MATERNELLE
- 150 millions d’euros pour les écoles privées pour accueillir les enfants à partir de 3 ans.
- Création possible de jardins d’enfants sans enseignant à la place de la maternelle publique.
- Suppression des directions d’école. Conséquence : perte des relations de proximité famille/école.
- Multiplication des contractuels non formés devant élèves.
COLLEGE ET LYCEE
- 40 000 élèves de plus à la rentrée 2019 et 2 600 enseignants en moins !
- Classe surchargée, qualité de l’enseignement dégradée (moins de cours en petits effectifs et de soutien aux élèves). Moins de postes ouverts aux concours du public et davantage de postes pour le privé.
- Un BAC qui perd son caractère national : un bac pour chaque lycée qui n’aura pas la même valeur pour accéder aux études supérieures.
- Suppression des filières au profit de spécialités inégalement réparties selon les établissements. Réduction du choix pour les élèves de Doisneau.
- Lycée professionnel : diminution drastique des heures d’enseignement général (1/3 des heures en moins, et donc autant d’économie).
- Des choix de spécialités dès la seconde qui limitent l’accès aux études supérieures.
- Avec Parcoursup, une sélection généralisée pour accéder aux études supérieures avec des critères injustes et opaques.
- Multiplication des officines privées pour « coacher » les élèves.
- Explosion du nombre d’établissements privés pour les études supérieures.
Nous voulons l’abrogation des réformes Blanquer (loi dite de l’école de la confiance et réformes des lycées), des moyens pour l’éducation prioritaire de la maternelle au lycée (24 élèves par classe, statut éducation prioritaire pour les lycées, prime REP pour tous les surveillants et les AESH), arrêt du recours aux personnels précaires et une formation de qualité.
Collectif vaudais des personnels de l’éducation et des parents en lutte
Une vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=fAdMMzgSyMU&feature=youtu.be
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Un 1er mai rouge, noir et jaune !
A Paris, les libertaires, CNT en tête, ont marché de la place des Fêtes à Stalingrad ce 1er mai 2019. Dès la fin de matinée, des milliers de manifestant.es, syndicalistes et gilets jaunes k-ways noirs et chasubles CGT étaient rassemblé.e.s à Montparnasse direction Place d’Italie. En tête de cortège ou derrière la banderole CNT, nous avons exprimé notre rage de construire une autre société, égalitaire et autogérée. A plusieurs reprises, les charges policières ont empêché et interrompu le défilé. Le secrétaire général de la CGT est allé jusqu’à dénoncer une « répression inouïe ». »
80.000 manifestant.e.s à Paris, 310 000 en régions, pour près de 300 rassemblements.


Paris, Boulevard de l’Hôpital, 1er mai 2019 Grenoble, on était 7500, beau cortège rouge et noir !

Le cortège CNT à Grenoble de dos 
Le cortège CNT à Grenoble de face 
Au départ de la manif libertaire, Paris 
La Brasserie de Macron ! 1er mai ,Paris. 
Paris, 1er mai sur le parcours de la manif 
Paris, toujours le 1er mai -

Classes-En-Lutte. Dans la rue le 1er mai, en grève le 9 et le 10, on reconduit !
La politique menée par Macron et sa bande s’inscrit dans une continuité, même si le mépris ouvertement exprimé depuis leur arrivée au pouvoir, a supprimé toutes les précautions de langage employées par les précédents gouvernements.
Après 5 mois de manifs «gilets jaunes », Macron ambitionne de… ne rien changer. Les réformes destructrices, prévues à marche forcée, sont toujours en vue : retraites, fonction publique, assurance chômage, éducation. Et combien d’autres domaines, d’autres secteurs, vont être écrasés ?
La dégradation des conditions de vie et de travail pour tou.te.s se poursuit.
A toutes les contestations de cette politique profondément inégalitaire, le gouvernement et le patronat répondent par l’autoritarisme, une répression violente, et des attaques contre les libertés : manifestant.e.s mutilé.e.s ou emprisonné.e.s, journalistes arrêté.e.s ou blessé.es par les flics, loi « anti-casseurs » restreignant le droit de manifester, syndicalistes sanctionné.es, viré.es.
Les libertés fondamentales sont bafouées. Les solidarités criminalisées.
Des milliers de migrant.e.s meurent à nos frontières, dans la Méditerranée dans l’indifférence obscène des gouvernants… D’autres doivent lutter pour obtenir des papiers, seul espoir pour limiter les abus patronaux.
1er mai : journée internationale
Algérie, Brésil, Palestine, Pérou…, l’oppression et l’exploitation n’ont pas de frontière. Notre solidarité est totale avec le Hirak populaire et social en Algérie, avec les militant.es s’opposant aux politiques fascistes, racistes, patriarcales et homophobes de Bolsonaro au Brésil,… avec tous.tes les opprimé.es de ce monde en guerre.
Notre place est, ce 1er Mai 2019, comme hier et demain, à leurs côtés. Car nos ennemis sont les même: le capitalisme et l’Etat.
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Les réformes Blanquer -Vidal accroissent les inégalités…
Dans l’éducation, les différentes réformes Blanquer-Vidal – lycée pro, lycée général, école de la confiance, ORE-Parcoursup – sont exemplaires de la politique de ce gouvernement : dégradations et précarisation des conditions de travail, accroissement des inégalités, mépris de classes. A toutes les contestations, le ministre répond par l’insulte et la sanction, en traitant les personnels mobilisés de menteurs ou de débiles légers…
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Réponses à Blanquer
Le 29 mars, Jean-Michel Blanquer s’adressait aux profs. Le 2 avril, il récidivait en envoyant un courrier aux directrices et directeurs des écoles.
Des collègues du 93 ont lu la lettre du 29 mars et répondu point par point à toutes ces affirmations.
A lire ci-dessous :
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Et Paris… qui combat les mesures Blanquer ! … Caisse de grève….
Temps fort de la semaine, ce jeudi 18 avril, plusieurs initiatives se sont déroulées sur Paris et sa région. Des collègues du 93 ont chanté sous les fenêtres du ministre en fin de matinée avant de rejoindre la manifestation au départ de Sorbonne. Plusieurs AG se sont données rendez-vous le 9 mai pour une nouvelle journée nationale de grève Fonction Publique, avec, pour ce jour-là, la ferme intention de reconduire la grève jusqu’au retrait des réformes Blanquer.
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Devant les mairies d’arrondissements, plusieurs centaines de parents, profs et enfants se sont rassemblé.e.s mardi 16 en fin d’après-midi. 15O devant la mairie du 18è ; le double devant la mairie du 19è et 300 à Gambetta, devant la mairie du 20è. Regroupements festifs et dynamiques.
L’opposition au projet de loi Blanquer s’enracine et se développe. Dans le 10è arrondissement, jusqu’alors un peu en retrait, des réunions avec les parents ont été organisé.e.s suivies d’occupations de bureaux des directions d’écoles.

Mardi 16 avril, devant la mairie du 19è arrondissement LES PERSONNELS DE L’ÉDUCATION SONT AUJOURD’HUI EN LUTTE POUR DÉFENDRE L’ÉCOLE PUBLIQUE !
Faire un don à la caisse de grève parisienne, c’est apporter son soutien aux personnels de l’éducation grévistes qui se mobilisent contre le projet de loi Blanquer et défendent une école publique et égalitaire !
DON A LA CAISSE DE GREVE PARISIENNE
L’AG du 18è arrondissement (réunie le 12.04) appelle tous les collègues de l’éducation à préparer la grève reconductible à partir du 9 mai, prochaine date de grève nationale.
Pour cela, l’AG a rédigé une motion qu’elle présentera à l’AG des grévistes du 18 avril et qui :
- Appelle à la grève reconductible à partir du 9 mai ;
- Demande à l’AG de grévistes du 18 avril de se prononcer sur la grève reconductible à partir du 9 mai ;
- Appelle l’ensemble des collègues à construire et préparer la grève reconductible par différentes actions mobilisatrices et dynamiques ;
- Appelle les zones B et A à se mettre en grève tous les jeudis avant le 9 mai afin de permettre et de réussir une grève reconductible massive.
L’AG insiste sur l’urgence de construire un rapport de force car la date de vote au sénat approche !
Elle invite tout le monde à déposer une intention de grève permettant de couvrir toute la prochaine période.
Elle invite tout le monde à venir dans les AG. Plus nous serons nombreux en AG, plus nous aurons gain de cause.
Actions envisagées :
Toutes les actions qui peuvent mobiliser/informer du monde et permettre au mouvement de rester dynamique sont les bienvenues comme :
- Rassemblement des parents et enseignant.es des écoles tous les mardis à 18h devant la mairie comme dans le 20ème
- Tournée des écoles massives
- Occupation par les parents des bureaux des directeurs et des directrices tous les mercredis
- Interpeller les candidat.es LREM lors de leur campagne pour les européennes
- Diffuser des tracts aux sorties des écoles et à tous les autres lieux stratégiques comme les bouches de métro afin d’informer un maximum de personnes
Calendrier des actions :
Mardi 16.04 : rassemblement devant la mairie du 18e
Mercredi 17.04 : occupation des bureaux de direction par les parents
Jeudi 18.04 : grève régionale et inter-degrés (AG à 9h – tournée d’écoles – manif au départ de Jussieu)… Ensuite place à la zone B, puis la A, puis :
Début mai : réunion d’information à la mairie du 18e (la date n’a pas été arrêtée ce sera peut-être le mardi 7.05 ou le vendredi 10.05)
Mardi 7.05 / AG du 18e à 16h / Rassemblement devant la mairie du 18e
Jeudi 9.05 : Grève nationale
AESH :
L’AG souhaite mobiliser les AESH dont le statut déjà précaire risque d’être aggravé !
Il est nécessaire d’informer tout le monde (AESH, parents et enseignant.es) sur ce que la loi Blanquer changera pour les AESH et donc sur la prise en charge des élèves en situation de handicap.
L’AG demande aux personnels de l’éducation nationale des écoles, collèges et lycées de signer une motion de soutien aux AESH et contre les PIAL.
Ces motions sont à remonter à l’adresse suivante : précaires.education@riseup.net
Convergence inter-degrés :
L’AG rappelle l’importance de se retrouver dans la lutte avec l’ensemble du primaire et du secondaire.
La motion qui sera soumise à l’AG du 18.04 :
L’AG 18e appelle l’AG parisienne de grévistes à se prononcer sur la grève reconductible à partir du 9 mai.. Elle appelle l’ensemble des collègues à construire et préparer la grève reconductible par différentes actions mobilisatrices et dynamiques dans les semaines qui viennent (voir idées de calendrier hebdomadaire).
L’AG 18e s’adresse aux collègues des zones B et A à se mettre à leur tour en grève tous les jeudis avant le 9 mai afin de permettre et de réussir une grève reconductible massive. Elle appelle les collègues de Paris à se réunir en AG d’arrondissements dès la rentrée pour préparer l’AG de grévistes du 9 mai.
Motion votée à l’unanimité -

Hommage à un frère de lutte, Achour Idir
C’est avec une profonde tristesse que la Confédération Nationale du Travail (CNT) de France, via son secrétariat international et sa Fédération des travailleurs de l’éducation, a appris jeudi 4 avril le décès soudain, au matin, de notre cher camarade Achour Idir, secrétaire général du Conseil des Lycées d’Algérie (CLA), un syndicat autonome, très actif depuis de nombreuses années dans le pays. Outre un camarade de longue date, nous perdons également un ami proche.
Nous exprimons toutes nos condoléances à sa famille et à ses proches ainsi qu’à ses camarades du CLA et du PST (Parti socialiste des travailleurs) dont il était membre. Il s’agit d’une très grande perte pour le syndicalisme autonome et les luttes en Algérie, mais aussi pour les militants révolutionnaires qui l’ont connu à travers le monde.
Achour était un membre fondateur du CLA. Après la disparition brutale du secrétaire général Redouane Osmane, en 2007, il avait repris le secrétariat et avait oeuvré sans relâche avec ses camarades à la création de syndicats locaux dans différentes wilayas, aboutissant aujourd’hui à une implantation sur 48 wilayas. Il donnait l’importance au travail de terrain, sans cesse présent pour accompagner les créations de sections, dans toutes les régions du pays, pour former, échanger, rassembler sans relâche tout en ayant un poste de professeur, refusant tout détachement syndical.Après des premiers contacts établis en 2003 peu après la création du CLA et la grève de trois mois (nous avions rédigé un article pour la revue Afrique 21), des militants du secrétariat international de la CNT avaient rencontré pour la première fois Achour en 2008, au Forum social maghrébin, qui se tenait à El Jadida, au Maroc. (1)
Nous l’avions ensuite revu, en tant que mandaté du CLA, à Oujda au Maroc en 2008, lors de la rencontre fondatrice de la Coordination syndicale euro-méditerranéenne qui regroupait au départ différents syndicats de travailleurs et chômeurs, d’Europe et du Maghreb, sur une base de solidarité internationale de lutte de classe et anticapitaliste. Dès cette première rencontre des échanges percutants nous rapprochaient fortement, que ce soit sur la vision du syndicalisme comme de l’auto-organisation des luttes. Il était animé d’un profond respect et d’un grand intérêt pour l’anarchosyndicalisme et le syndicalisme révolutionnaire.
Autre point commun avec la CNT, Achour se battait pour le développement d’un syndicalisme de lutte de classe, contre les formes de bureaucratisation, maintenant la position au sein de son syndicat du refus de permanents syndicaux, assurant la place des jeunes et des femmes dans l’organisation.
Il était de tous les combats contre les injustices sociales et au plus proche des plus précaires. A l’image de sa présence dans la lutte des enseignants contractuels, lors de laquelle il avait participé en mars 2016 à la grande marche de Béjaïa à Boudouaou (plus de 280km), pour leur titularisation.Achour défendait un syndicalisme sans frontière. A ce titre, sous son impulsion, le CLA a assisté à plusieurs congrès confédéraux de la CNT et de notre Fédération des travailleurs de l’éducation (congrès fédéraux de La Freychède – Ariège – en 2012, congrès de Ligoure – Haute-Vienne – en 2014, congrès de Paris en 2016). Achour y était présent à chaque fois accompagné d’autres camarades dans une volonté de ne pas être le seul en contact avec les militants de la CNT, pour que les militants du CLA rencontrent d’autres militants et assistent aux discussions qui se déroulaient dans les congrès, voient le fonctionnement d’un autre syndicat.
Son intervention au congrès de 2012, alors que notre fédération se posait des questions sur les élections professionnelles, était axée sur la nécessité de refuser les permanents syndicaux et de rester en marge des bureaucraties, de ne jamais rentrer dans la concurrence syndicale, d’acquérir sa légitimité par la lutte. Le tout en restant lucide sur les difficultés que cela pose, le CLA n’étant alors pas reconnu. « On travaille dans une forme d’illégalité parce qu’on refuse d’entrer dans le système. On le paie parce que les gens ont peur d’être dans un syndicat non reconnu : l’idée n’est pas remise en cause mais l’illégalité pose problème.»Achour défendait un syndicalisme sans frontière. A ce titre, sous son impulsion, le CLA a assisté à plusieurs congrès confédéraux de la CNT et de notre Fédération des travailleurs de l’éducation (congrès fédéraux de La Freychède – Ariège – en 2012, congrès de Ligoure – Haute-Vienne – en 2014, congrès de Paris en 2016). Achour y était présent à chaque fois accompagné d’autres camarades dans une volonté de ne pas être le seul en contact avec les militants de la CNT, pour que les militants du CLA rencontrent d’autres militants et assistent aux discussions qui se déroulaient dans les congrès, voient le fonctionnement d’un autre syndicat.
Son intervention au congrès de 2012, alors que notre fédération se posait des questions sur les élections professionnelles, était axée sur la nécessité de refuser les permanents syndicaux et de rester en marge des bureaucraties, de ne jamais rentrer dans la concurrence syndicale, d’acquérir sa légitimité par la lutte. Le tout en restant lucide sur les difficultés que cela pose, le CLA n’étant alors pas reconnu. « On travaille dans une forme d’illégalité parce qu’on refuse d’entrer dans le système. On le paie parce que les gens ont peur d’être dans un syndicat non reconnu : l’idée n’est pas remise en cause mais l’illégalité pose problème.»
Intervention de Achour lors du congrès de la FTE de la CNT, en 2012. Dans une relation de réciprocité, le CLA a invité la CNT à ses universités d’été et à son premier congrès en décembre 2017. Des pistes pour des formations communes en avaient émergées.
Le CLA, et Achour de façon infatigable, soutenaient les luttes contre la précarité en Algérie, mais aussi internationalement, mettant en avant l’importance de ces luttes au Nord comme au Sud de la Méditerranée au sein de la coordination. Ainsi, face aux soulèvements populaires qui ont traversé les pays du Nord d’Afrique en 2011, avec en fer de lance les chômeurs et leurs divers comités qui s’organisaient, la coordination, et avec en son sein le soutien actif du CLA et de la CGT-E, a facilité et soutenu matériellement une rencontre des différents comités de chômeurs du Maroc, d’Algérie et de Tunisie. Cette rencontre difficile à mettre en place, initiait pour beaucoup d’entre eux des contacts qui se sont maintenus jusqu’à aujourd’hui.
Face à la réalité syndicale en Algérie, Achour a toujours poussé à un travail syndical unitaire pour construire un vrai rapport de force et pour parvenir à une grève générale. En témoignent la création récente de la Confédération des Syndicats Autonomes (CSA) (qui regroupe 13 syndicats) et le maintien constant de relations avec des syndicalistes combatifs de sections de locales de l’UGTA (centrale syndicale majoritaire, qui couvre largement le privé, mais bureaucratisée et à la botte du pouvoir).
Depuis le 22 février 2019 en Algérie, début du soulèvement populaire, Achour faisait partie de ceux qui n’ont cessé de pousser à l’auto-organisation dans les lieux de travail et les quartiers, et pour le départ de grèves unitaires dans différents secteurs, pour que le mouvement syndical rejoigne activement ce soulèvement.
La lutte continue car seule la lutte paie !
La CNT a mandaté une camarade pour se rendre à Tichy, son village, dans les hauteurs de Béjaïa, pour être présente aux côtés de ses camarades et sa famille, le jour de son enterrement, le 5 avril 2019. Beaucoup de monde avait fait le déplacement. C’était quelqu’un de rassembleur. Une grande marche en son hommage a eu lieu à Béjaïa. Puis l’enterrement après différentes prises de paroles, dans l’école réquisitionnée pour cela à Tichy. Un moment particulièrement émouvant, et à son image, avec banderoles, drapeaux et chants révolutionnaires des camarades la gorge serrée et le poing levé.
La CNT a assisté aux mobilisations en Algérie jusqu’au 13 avril, première semaine de répression depuis le début du mouvement. Premières arrestations et empêchements d’occuper l’espace public. Cela a commencé par des syndicalistes de sections locales de l’UGTA en rassemblement contre la bureaucratie arrêtés le samedi 6 avril, relâchés ensuite. Puis différents militants de gauche sur Alger ont lancé des appels à rassemblement quotidien à 17h, devant la grande poste. Tous les soirs la police était fortement déployée pour empêcher leur présence, avec des arrestations musclées.
Après l’annonce de la démission de Bouteflika, c’est l’équivalent d’un coup d’Etat par jonglages juridiques auquel les Algériens font face. Gaïd Saleh, chef d’Etat major de l’armée, déclarait qu’il fallait appliquer l’article 102, c’est à dire la reprise du pouvoir par transition par la tête de l’équivalent du sénat, Ben Saleh. Le jour de l’établissement officiel de celui-ci, le mardi 9 avril, les étudiants étaient mobilisés nationalement et massivement. Sur Alger c’était la première démonstration de force du pouvoir. Les étudiants ont réussi à forcer différents cordons de polices pour arriver jusqu’à la place de la grande poste, et malgré les canons à eau et les gaz, ils ont réussi à tenir toute la journée.
Le lendemain la manifestation des syndicalistes, pour la grève nationale des services publics appelée par la CSA, a été empêchée de démarrer place du 1er mai : gazage direct avant le début. Une vingtaine de syndicalistes ont été arrêtés dès 8h du matin, relâchés en fin de journée.
Blocage par la police du départ de la marche syndicale pour la grève nationale des services publics, 10 avril 2019, à Alger, place du 1er Mai. Mais la mobilisation était énorme, les manifestants ont contourné et forcé le passage malgré différents points d’affrontement, pour atteindre la grande poste, où les étudiants étaient présents contre la répression. Des banderoles en hommage à Achour ont été accrochées en haut de la place. Le centre d’Alger était noir de monde, des slogans « klitou leblad, ya saraqin » (ils ont bouffé le pays bande de voleurs), « Ben Saleh, dégage ! Gaïd Saleh, dégage ! » ou encore « Chaab yourid, yetnahew gaa » (le peuple veut qu’ils dégagent tous ») et un déploiement massif de forces de répression. La journée s’est terminée par une trentaine d’arrestations et l’annonce par Ben Saleh d’une convocation de prochaines élections le 4 juillet.

Banderole des camarades de Béjaïa en hommage à Achour, placée en haut de la grande poste face à la marrée de manifestants jour de la grève nationale des services publics, 10 avril 2019, Alger. Le 12 avril, pour le 8ème vendredi de mobilisation massive des Algériens, la presse et les militants font le constat d’une mobilisation plus grande que d’habitude dans beaucoup de villes. Premier vendredi réprimé, toujours sur Alger. Il y a eu toute la journée des tentatives de blocage par des cordons de police qui ont voulu dégager les manifestants tôt le matin des escaliers de la grande poste ; ou encore de réprimer par gaz et canons à eau. Mais la police était totalement dépassée par le monde présent et s’est faite littéralement dégager à différents endroits. En fin de journée, alors que la majorité de la population quittait le centre, c’est une grande répression qui a eu lieu à Alger : 85 blessés et 250 arrestations.
Le lendemain au moment des rassemblements quotidiens du soir, plus d’une dizaine d’arrestations. Les femmes arrêtées ont été humiliées et totalement mises à nues au commissariat, avant d’être relâchées.
Manifestation étudiante, Alger, 16 avril 2019 Des mobilisations et des débrayages ont lieu dans différentes villes tous les jours. Des collectifs féministes s’organisent également. Au sein de l’UGTA les sections locales se rassemblent pour le départ de la bureaucratie syndicale. Plusieurs camarades (syndicalistes, militants, étudiants) voient cela d’un très bon œil, espérant une jonction pour un appel commun enfin à une grève générale public et privé. D’ores et déjà un refus des élections du 4 juillet a été annoncé, par les manifestants, mais aussi par exemple l’ensemble des maires de la wilaya de Béjaïa, ou encore les juges.
Le combat continue, solidarité internationale !
Le secrétariat international de la CNT,
et la Fédération des Travailleur.se.s de l’Education de la CNT.Pour plus d’informations sur le mouvement en cours, vous pouvez vous référer au site du secrétariat international où on mettra des mises à jour régulières : www.cnt-f.org/international
(1) http://www.cnt-f.org/international/Le-syndicalisme-autonome-algerien-l-exemple-du-CLA.html
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On est là… Même si Blanquer ne veut pas !
Avec les syndicalistes réprimés du Collège République de Bobigny (93)
Trois enseignant.e.s ont ainsi appris la décision du rectorat de Créteil de les sanctionner jeudi 29 mars. Face à un gouvernement qui «fait le choix de la répression», plus de 250 universitaires, syndicalistes, militants et responsables associatifs et politiques dénoncent les sanctions, déguisées ou non, «dans la rue comme sur le lieu de travail».
Alors que la contestation grandit dans l’Éducation nationale, le gouvernement fait le choix de la répression. Jeudi 29 mars, trois enseignant·es syndiqué·es du collège République à Bobigny ont ainsi appris la décision du rectorat de Créteil de les sanctionner : soit en les forçant à muter pour deux d’entre eux-elles, soit en ouvrant une procédure disciplinaire à leur encontre. Des enseignant·es engagé·es pour leurs élèves depuis 18, 22 et 27 ans à République. Toutes ces années impliqué·es dans des projets d’envergure pédagogique, de tissage territorial, social et culturel ; salué·es pour la qualité de leur enseignement : deux sont «classe exceptionnelle» – le plus haut grade dans leur corps – ; une enseignante, est à un an de la retraite.
Nous, syndicalistes, politiques, universitaires, citoyennes et citoyens, dénonçons vivement le caractère politique de ces sanctions. Les motifs affichés par l’institution cachent mal la réalité : ces enseignant·es sont sanctionné·es pour avoir contesté, ouvertement et depuis des années, les politiques de l’Éducation nationale. Des politiques qui touchent de plein fouet ce collège en éducation prioritaire « renforcée » (plus de 76 % de boursier·es !), et enlèvent chaque année des moyens aux élèves qui en ont le plus besoin. Ce sont bien ces politiques qui sont responsables de la situation du collège République, et plus généralement de la désorganisation du service public d’éducation et du creusement les inégalités scolaires.
Une fois de plus, celles et ceux qui se battent pour une société solidaire sont ainsi attaqué·es. Un cap a encore été franchi récemment avec l’interdiction des manifestations, la brutalité de la répression policière, le passage de milliers de gilets jaunes au tribunal, mais cela fait des années que les attaques vont crescendo contre les collectifs ou les individus combatifs et combatives dans les entreprises et les administrations : à Goodyear, Continental, Téfal, Air France, La Poste, au ministère du Travail, et aujourd’hui au collège République de Bobigny…
Nous dénonçons donc vivement la répression grandissante du mouvement social, dans la rue comme sur le lieu de travail. Nous apportons notre solidarité aux syndicalistes du collège République de Bobigny, ainsi qu’à l’ensemble des victimes de la répression du mouvement social, appelons aux mobilisations de soutien à venir et demandons à ce que toutes les sanctions, déguisées ou non, soient définitivement abandonnées. La répression ne fera pas taire le mouvement social !
Liste complète des signataires sur www.sudeducation93.org
– la cagnotte en ligne
– les comptes twitter et Facebook
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La CNT-rp sur 89.4, tous les 2è mardis du mois de 20h30 à 22h30
Découvrir ou (re)écouter les dernières émissions…
L'excellente émission "Les Amis d'Orwell" sur Radio Libertaire avait invité vendredi 5 avril des parents et profs parisiens. Elles et ils sont revenu.e.s sur les raisons de la mobilisation contre le projet de loi Blanquer. En deuxième partie, dans le cadre de l'appel des Gilets Jaunes à des rassemblements devant les usines d'armement, reportage sur une usine ALSETEX à Précigné dans la Sarthe.
Mardi 9 avril 2019. Lycéen.nes en lutte et la pédagogie de l’opprimé avec Irène Pereira…
Mardi 12 mars 2019
- Mardi 8 janvier 2019 https://www.mixcloud.com/CNTEducation93/emission-de-la-cnt-93-mardi-8-janvier/
- Mardi 11 décembre. https://www.mixcloud.com/CNTEducation93/emission-de-la-cnt-93-mardi-11-d%C3%A9cembre/
- Mardi 13 novembre. Toute l’actualité analysée par la cnt éduc https://www.mixcloud.com/CNTEducation93/emission-de-la-cnt-education-93-mardi-13-novembre/
- L’émission du 2 novembre 2018 Les ami.e. s D’Orwell contre les fichages à l’école.
C’est là : http://souriez.info/A-l-ecole-du-Big-Data
- L’émission du mardi 9 octobre 2018 consacrée à la rentrée sociale (première journée de grèves interpro ce jour) est là :
"https://www.mixcloud.com/widget/iframe/?hide_cover=1&mini=1&light=1&feed=%2FCNTEducation93%2Femission-de-la-cnt-education-93-09_10_2018%2F"
Au programme de l’émission du mardi 13 juin
Vies volées. Contre les violences policières : mobilisation pour Lamine Dieng
L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 13 juin 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4
On peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la région parisienne.
A quelques jours du 17 juin, journée de mobilisation pour Lamine Dieng* à Paris, nous accueillerons Ramata Dieng, sœur de Lamine, des militant.e.s de la Coordination anti-rep et des syndicalistes investi.e.s dans la préparation de cette journée.
Il s’agira pour nous de revenir sur les causes de la mort de Lamine, le 17 juin 2007, qui n’est pas accidentelle mais s’inscrit dans une longue liste de violences policières qui ont fait de nombreuses victimes, tels Joseph Randolph (2007), Mohamed Boukrourou (2009), Hakim Djellassi (2009), Ali Ziri (2009), Louis Klinger (2010), Abdelhak Gorafia (2014), Amadou Koumé (2015), Adama Traoré (2016)…
A ce jour, le meurtre de Lamine, comme de nombreux autres, n’est toujours pas reconnu. C’est pourquoi la famille avec le collectif Vies Volées appelle à se rassembler nombreux.ses toute la journée du 17 juin, à la veille du verdict de la cour de cassation qui interviendra le 21 juin.
Ces violences policières ne doivent pas rester impunies et il y a tout à craindre qu’elles redoublent si les dispositions exorbitantes de la police liées à l’état d’urgence -indéfiniment prolongé- s’inscrivent durablement dans une loi de droit commun, comme le prévoit Macron.
Sous prétexte de lutte anti-terroriste, nous avons vu les libertés fondamentales (interdictions de séjours, assignations, fouilles et nasses) remises en question lors des manifestations contre la Coop 21, dans les ZAD ou contre la loi Travail. Elles ont été le théâtre de violences redoublées de la part de la police, faisant de nombreux.ses blessé.e.s et mutilé.e.s et parfois même des morts, comme Rémi Fraisse en 2014.
Nos échanges s’inscriront dans les convergences des luttes entre les familles de victime et les militant.e.s anti-fascistes et anti-capitalistes de ces derniers mois. Convergences qui doivent encore se renforcer pour en finir avec l’État policier.
Téléphone du studio radio,
pendant les pauses musicales au : 01 43 71 89 40.
Le lien vers Démosphère : https://paris.demosphere.eu/rv/55080
*Le 17 juin 2007, Lamine avait 25 ans, était en bonne santé et heureux de vivre. Il a perdu la vie dans des conditions atroces, aux mains de quatre policiers. Quatre professionnels garants de la sécurité publique, appelés pour tapage nocturne. Seul, non armé, ne menaçant aucune vie, Lamine Dieng, a été plaqué face contre terre, chevilles sanglées et menottes aux mains, un bras passé par dessus l’épaule et l’autre replié dans le dos, son calvaire a duré une demi-heure au cours desquelles il a été plié et écrasé par près de 300 kg, correspondant au poids total des policiers agenouillés sur son dos. Après avoir traîné Lamine, entravé, sur le bitume avant de le jeter sur le plancher du fourgon de police, un agent s’agenouille sur sa tête pendant que deux autres compriment son thorax, agenouillés sur ses épaules, un quatrième agent s’agenouille sur les jambes de Lamine, repliées jusqu’au bassin. Le décès de Lamine est constaté trente minutes après l’intervention. Le 18 juin, la police des polices (IGS) conclut que Lamine Dieng est « mort naturellement d’un arrêt cardiaque, qui pourrait être dû à une overdose de cocaïne et de cannabis ». Le 22 juin, la famille dépose une plainte avec constitution de partie civile, qui ouvrira une information judiciaire le 10 juillet 2007 et durera jusqu’à aujourd’hui. En 2008, l’asphyxie est définitivement reconnue comme cause du décès de Lamine.
2009 Demande d’actes complémentaires par la partie civile, nouvelle audition des 8 policiers présents sur la scène.
2010 Les policiers sont placés sous le statut de témoins assistés, leur donnant accès au dossier pour préparer leur défense.
2011 Refus du juge d’organiser une reconstitution sur la scène de crime, au motif qu’elle ne permettra pas de « restituer l’état d’excitation » de Lamine.
2012 Confrontation des parties et pseudo-reconstitution… dans le cabinet du juge.
2013 Refus d’entendre les témoins du meurtre, au motif qu’ils n’apporteront aucun nouvel élément au dossier.
2014 Le juge d’instruction Patrick Gachon émet une ordonnance de NON-LIEU pour les 8 policiers mis en cause, après une instruction de 7 ans.
2015 La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris confirme le non-lieu.
2016 Attente du Pourvoi en Cassation 24 mai
2017 Audience devant la Cour de cassation.
21 juin 2017 Rendu de l’arrêt de la Cour de cassation.
Au programme de l’émission du mardi 9 mai
L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 9 mai 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.
Ce mardi, nous accueillerons des lycéens et un professeur du lycée expérimental de St Nazaire https://lycee-experimental.org/ menacé de fermeture depuis que Bruno Retailleau, président de la Région Pays de la Loire et proche de Fillon a déclaré qu’il coupait les subventions ! Depuis plusieurs mois, adultes et élèves se mobilisent pour que l’aventure, qui a débuté il y a trente-cinq ans, continue. Ce lycée accueille, dans l’esprit de la pédagogie Freinet, des élèves venu.e.s de toute la France, soucieu.se.x d’apprendre différemment, loin des dogmes autoritaires. Pas de proviseur, de CPE, de projet pédagogique imposé par le haut : tout se décide collectivement pour construire des têtes bien faites et ouvertes sur le monde. Pas vraiment la tasse de thé de la droite filloniste !
Bien évidemment, nous ferons aussi un tour de l’actualité des luttes au lendemain de la première manifestation du quinquennat qui se sera tenue le 8 mai à République à Paris !
Toutes ces discussions seront entrecoupées de musiques de luttes, chroniques littéraires, rendez-vous des luttes hexagonales et internationales.
Au programme de l’émission du mardi 14 mars :
L’émission de radio de la CNT Éducation Région Parisienne aura lieu ce mardi 14 mars 2017 comme chaque deuxième mardi du mois de 20h30 à 22h30 sur Radio Libertaire 89.4 on peut écouter en ligne sur le site de Radio Libertaire en-dehors de la RP.
Au programme ce mardi, nous accueillerons un militant de la FAU allemande (Union Libre des Travailleurs/euses), syndicat anarcho-syndicaliste issu des luttes de 1968 et en bute aux difficultés depuis qu’en 2010, un jugement du Tribunal de Berlin l’a interdit… Nous ferons le point sur le système scolaire en Rhénanie-du-Nord-Westphalie où le manque d’enseignant.es. est patent, ou encore sur l’offensive de l’Armée et de ses services de recrutement qui organisent des événements « séduction » dans les écoles… Ce sera aussi l’occasion d’échanger sur le mouvement syndicaliste révolutionnaire dans cette région et de dresser un bref tableau de la situation sociale en Allemagne.
Puis nous accueillerons des syndicalistes et des enseignant.e.s qui nous parleront du stage intersyndical national co-organisé par la CGT, la CNT, SUD et le Collectif Anti-Hiérarchie (CAH) et qui aura lieu les 30 et 31 mai à la Bourse du Travail de Paris. Ce stage sera consacré aux évaluations des personnels des écoles et des lycées, mais aussi des élèves. Il s’agit pour nous d’interroger ce qui se joue dans les dispositifs d’évaluation. Dispositifs qui, pour être très récents, n’en sont pas moins terrifiants si l’on en croit deux chercheuses de l’université de Californie : Sally Dickerson et Margaret Kemeny nous disent que « Le stress le plus puissant, et le plus chronique, c’est l’inquiétude face au jugement d’autrui » (1).
Nous relierons nos réflexions à nos pratiques en espérant fédérer un mouvement de refus, tant des nouvelles modalités d’évaluation des personnels enseignants à la rentrée 2017 que du LSUN, véritable casier informatique des élèves. Ce stage est ouvert à tous les personnels, enseignants et non enseignants.
Vous pourrez nous appeler en direct pendant les pauses musicales
au : 01 43 71 89 40.
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Liberté et égalité des droits
Lancement d’une grande campagne pour la régularisation et l’égalité des droits
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Le roi des bobards va être obligé de revoir sa copie !
Totale défiance ! La grève a été massive ce jeudi 4 avril. Les grévistes ont largement investi les Assemblées générales. A Paris, 230 écoles fermées sur 656, 70% de grévistes. L’AG a décidé de reconduire la grève et d’organiser une semaine d’actions avec les parents le 9 avril.
En Seine-Saint-Denis, le taux de participation à la grève était de 55% en moyenne avec à Montreuil 30 écoles fermées sur 52, Bagnolet 11 écoles fermées sur 19, soit 80 à 90 % de grévistes. Plusieurs AG ont reconduit la grève mardi 9 avril, le jour où le roi des bobards présentera son projet de loi au Sénat….
A Montpellier, une « nuit des écoles » a terminé la journée !!! A Lyon, des actions locales sont prévues le 11 avril et d’ores et déjà des appels à la grève circulent pour le 9 mai….
Dans le primaire, grèves reconduites depuis lundi 25 mars
Dans plusieurs départements, à Nantes, Marseille, Clermont, Lyon,… des Assemblées de grévistes ont voté la reconduction de la grève.
Des manifestations sont organisées avec les parents.
Création d’usines à savoirs avec la suppression de la fonction des directeur-trices d’école, volonté de restreindre la liberté de parole des enseignant-es, casse de la formation initiale, cadeaux au privé avec la scolarisation obligatoire à 3 ans…
C’est une véritable entreprise de démolition du service public d’éducation à laquelle se livre le ministre Blanquer.
Au fond des réformes, s’ajoute la méthode Blanquer : l’autoritarisme et la menace !
Ci-dessous, à lire ou télécharger, des documents rédigés
à Montreuil (93) ou Paris


