Auteur/autrice : Fédération des Travailleurs de l’Education – CNT

  • Construire une révolution sociale et libertaire

      Classes-en-lutte janvier 2019

    Depuis le 17 novembre, des centaines de milliers de personnes protestent lors d’actions variées en enfilant des gilets jaunes. Si les revendications sont très diverses,  elles expriment  clairement une colère contre l’exploitation et le mépris. Sur des ronds points, dans certaines communes, des exigences démocratiques s’affirment comme à Caen, Paris, Commercy,…

    Il est plus que temps que l’ensemble des travailleurs et travailleuses, en activité ou au chômage, salariés du public comme du privé ou indépendants, en formations ou à la retraite portent haut et fort des revendications pour une hausse des salaires et des minimas sociaux.

    Contrairement aux dires des politiques et des journalistes, nous en avons les moyens. L’opulence insolente des plus riches et le gaspillage monumental des moyens (armement nucléaire comme conventionnel, publicité…) sont là pour nous le prouver tous les jours.

    Pour remédier à cette situation inique (les pauvres toujours plus pauvres et les riches toujours plus riches) et sortir du capitalisme, nous devons imposer d‘autres solutions démocratiques, économiques, sociales et culturelles.

    Un changement radical de système s’impose.

    Nous ne pouvons compter sur aucun représentant pour assumer ce changement. Nous devons toutes et tous reprendre en main nos vies en autogérant la société.

     Exiger dans l’immédiat la hausse du SMIC (privé et public) ; l’augmentation des salaires (y compris socialisés) ; l’arrêt de l’entreprise de démantèlement de la protection sociale en cours et la sécurisation économique de l’ensemble des travailleurs et des travailleuses en premier lieu à travers l’assurance chômage et les minima sociaux ; la taxation du capital ; défendre et développer partout les services publics sont des revendications que nous partageons avec ce mouvement populaire.

    La CNT-FTE, partout où c’est possible, appelle à participer aux assemblées générales décisionnaires.

    Elle appelle à participer aux diverses actions décidées par ces mêmes assemblées générales.

    Elle appelle à rejeter toutes formes de discrimination (racisme, sexisme, LGBTphobie, antisémitisme…)

    Défendant la liberté de circulation et d’installation, la CNT-FTE rappelle que l’égalité des droits, donc la régularisation de tous les sans papiers ne sera un problème que pour les patrons qui les exploitent. La France a aussi les moyens d’être une terre d’accueil.

    Les répressions policière et judiciaire doivent cesser. Nous demandons le désarmement des forces de police.

    Samedi 12 janvier, l’acte IX a rassemblé plus de monde que la semaine passée dans les rues en régions et à Paris. Dans la capitale, le syndicat CNT éducation  avait appelé ses militant.e.s à se joindre à la manifestation.

     

  • Facs : AG et rassemblement devant le ministère jeudi 10 janvier

     La sélection ne passera pas. A lire ici :

    https://paris-luttes.info/la-selection-ne-passera-pas-tout-11446

    un appel à l’action pour dénoncer Parcoursup et l’augmentation des frais d’inscriptions pour les étudiant.e.s étranger.e.s.

  • Impossible d’effacer l’ardoise…

    Le temps passe. Une nouvelle année commence. L’actualité, elle, n’a pas pris une ride. Il n’y pas eu vraiment de trêve des confiseurs. Des profs étaient devant les commissariats ou dans les tribunaux pour dénoncer la répression, soutenir les militant.e.s  en garde à vue et déférré.e.s …

    Impossible  d‘effacer l’ardoise : moyens insuffisants dans le primaire, réformes des lycées généraux et professionnels, Parcoursup… Injonctions, menaces, le ministre de l’Education est toujours en poste, aussi droit dans ses bottes que son président…

    La CNT éducation vous souhaite une belle année de luttes.

    Pour se remettre dans le bain et en attendant notre premier bulletin de l’année, Retrouvez ci-dessous notre dernière publication :

    Un Classes-En-Lutte hebdo est téléchargeable ici :  celui du lundi 17 décembre 2018.  Une occasion de diffuser nos analyses et commentaires.

    Pour s’abonner à Classes En Lutte : écrire à  

  • Le numéro 5 à lire avec ou sans gilet…

    Le numéro 5 à lire avec ou sans gilet…

    Lire, c’est résister.

    La Mauvaise Herbe repousse ! 

    Communiqué
    Face à l’avalanche d’injonctions hiérarchiques, nous nous sommes penchées sur les évaluations à tous les étages, sur la sélection renforcée. Contre les dispositifs divers, nous relatons la réalité du terrain, la réalité des luttes de la classe à la rue. Nous relatons les différents luttes d’ici et de là-bas qui se vivent au quotidien. Mais là, pas de sélection, pas d’évaluation, le plaisir de faire ensemble, de lutter sans hiérarchie. De réfléchir sans injonction des unes et des uns envers les autres, mais de l’écoute des unes et des uns envers les autres dans une école de la « confiance » (?).
    Mais pas une confiance imposée. Une confiance qui se construit avec des outils coopératifs, qui se construit en partageant les savoirs, les cultures, qui se construit en luttant ensemble.

    Le numéro est à 3€. L’abonnement pour 4 numéros est à 10 €.
    Pour acheter le dernier numéro ou s’abonner adressez-vous au syndicat CNT local ou au Secrétariat fédéral : 

    Au sommaire :
    – Dossier : Évaluation, sélection ;
    – Refus de l’entretien de carrière : mode d’emploi ;
    – Les joies de l’inspection ;
    – Les profs ne sont pas des DRH ;
    – Le piège à Jean-Mi. ;
    – Sélectionner des révolté·es, possible ?
    – Couvrez cet algorithme ;
    – Strasbourg contre la sélection et son monde ;
    – Lycée professionnel : danger de mort ;
    – CP 100% de réussite… managériale ?
    – L’Amap de la destruction de l’école ;
    – Évaluer autrement ;
    – Affelnet : le Parcoursup du collège ;
    – Vers une classe coopérative ?
    – Notre-Dame-des-Luttes ;
    – Attaques contre la liberté pédagogique ;
    – Chronique de l’éducagogue à la retraite ;
    – L’extrême droite vers la baston sociale ;
     International : 
    Grandes grèves dans l’éducation aux États-Unis.
    En Allemagne, se syndiquer, c’est pas aisé.
    – Notes de lecture et théâtre :
    En avant la zizique : Cecil Taylor, le sorcier libertaire du jazz.
    Réseaux et liberté : le corps en questions.
    Cinéastes de la révolte : Haïlé Gerima, l’insurgé du cinéma afro-américain.
    – Le sifflet enroué
    – Palmes académiques

  • « La révolte sociale persiste face à la politique antisociale et autoritaire du gouvernement »*…

          … Pas de trêve des confiseurs
    L'Union locale de la CNT de Saint-Étienne tient à dénoncer la violence de la police et
    l'acharnement de la justice contre les manifestant.es et les lycén.nes, et a exprimer sa
    solidarité envers toutes les victimes de la répression et de l’État et de la justice
    sociale. Le communiqué de l'UL-CNT 42

    En régions, à Paris, la semaine passée, lycéennes et lycéens ont bloqué leur bahut pour combattre les réformes Blanquer et Parcoursup. Plusieurs facs ont été bloquées et des partiels annulés pour dénoncer l’augmentation des frais d’inscription pour les étrangers. Vendredi 14 décembre, plusieurs milliers de manifestant.e.s ont défilé à Paris (15000), Grenoble (2000), Lyon (3000)… L’interfédérale* de l’éducation réunie à l’issue des manifs appelait à « se joindre aux actions » prévues par les syndicats lycéens du 17 au 22 décembre.

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    Il n’y a pas de légitimité à humilier, frapper ou mutiler

    Jeudi 6 décembre, 152 jeunes de Mantes-la-Jolie (Yvelines) ont été interpellé.e.s aux abords du lycée Saint-Exupéry. Ils et elles sont restées deux heures à genoux les mains sur la tête ; certains face à un mur, mains menottées dans le dos…Une vidéo terrible produite par un policier, laisse entendre des propos sidérants : « On tourne pas la tête. On regarde droit devant ! »… «  Voilà une classe qui se tient sage. On va faire voir à leurs profs. » S’en suivront 36 heures de gardes à vue qui n’ont conduit à aucune poursuite, le but étant donc uniquement d’humilier.

    Des jeunes devant leur établissement sont aussi la cible de tirs de LBD, arme mutilante. Mardi 4 décembre une lycéenne de 16 ans a été touchée à la tête par un tir à Grenoble (Isère) : sa mâchoire détruite a nécessité 4h d’opération. Mercredi 5 décembre deux lycéens ont été gravement blessés l’un à Saint-Jean-de-Braye (Loiret), l’autre à Garges-lès-Gonesse (Val-d’Oise). Vendredi 7, se sont encore cinq lycéens qui ont été blessés dans l’Essonne et le Val-de-Marne.

    Il y a l’attitude condamnable des forces de police, « on ne tape pas sur des gamins » comme le dénonce Philippe Martinez, le secrétaire général de la CGT, mais aussi les directions d’établissements, qui trop souvent, font intervenir les policiers lors des blocages.

    Nous dénonçons vigoureusement ces violences policières et demandons l’interdiction des armes utilisées.

    Nous soutenons la plainte déposée par le syndicat lycéen UNL dénonçant les « actes de barbarie sur mineurs par personne dépositaire de l’autorité publique et en réunion » et  « diffusion illégale d’images de personnes identifiables mises en cause dans une procédure pénale » concernant les jeunes de Mantes-la-Jolie.

    Ce qui est vrai pour l’ensemble du mouvement social est vrai pour le mouvement lycéen.

    On ne répond pas aux préoccupations sociales et éducatives de la jeunesse en terrorisant et en humiliant les élèves qui s’engagent. Le mépris et la brutalité sont les formes privilégiées par ce gouvernement en guise de dialogue social. Ripostons par la grève, avec les lycéen.ne.s, les étudiant.e.s, et l’ensemble du mouvement social (des travailleur.se.s ?), dans la rue.

    CNT-FTE

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    Les syndicats de l’éducation appellent à la grève vendredi 14 décembre. Le communiqué : tract Interfédéral

    Fonctionnaires, profs,  lycéens, étudiantes,  salarié.e.s du privé…, Ils et elles étaient plusieurs milliers à manifester vendredi 14  pour dénoncer les réformes Blanquer et réclamer des hausses de salaires.

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    Mardi 11, plusieurs centaines de lycées bloqués. Manifs à Paris, Rennes, Lyon…

    Dans les facs, c’est aussi contre l’augmentation des frais d’inscriptions que ça bouge. En région parisienne, Paris-Luttes. Infos notait pour ce lundi 10 :

    « Plusieurs facs ont été bloquées ou fermées administrativement ce lundi : Tolbiac, Censier, Nanterre ainsi que le site historique de la Sorbonne. À Nanterre une immense assemblée générale a rassemblé près de 3000 personnes ! Le blocage a été reconduit à une écrasante majorité et le report des partiels voté, comme cela a déjà été décidé à Censier. 
    Le mouvement continue donc à s’étendre dans les facs, y compris dans des universités habituellement peu mobilisées comme Paris-Sud où une AG est organisée ce vendredi ! »

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    Forte mobilisation vendredi 7 à Lyon, près de 3000 manifestant.e.s et 500 lycén.n.e.s et profs en AG… Manif régionale à Paris à Stalingrad… Plusieurs lycées bloqués dans de nombreuses villes. Facs fermées comme à Tolbiac…

    La CNT sollicite les autres fédérations syndicales de l’éducation pour dénoncer les violences policières. Un communiqué est en cours de rédaction : « Mobilisation lycéenne… il n’y a aucune légitimité à humilier, frapper et punir ».

    La CNT répond au message du ministre et dénonce les violences policières à l’encontre des lycéennes et lycéens

    La lettre au ministre : avec toute notre défiance

    La CNT-FTE s’insurge contre le message envoyé ce jour par M Blanquer, ministre de l’éducation nationale aux professeurs. Celui-ci joue sur la peur pour tenter d’éteindre le mouvement légitime des lycéens …Communiqué

    Classses-En-Lutte, décembre 2018 : Réformes Blanquer : 1OO% de colères

    Lycées, lycées pro., facs : pourquoi ça bloque !

                Sète, le 4 décembre                            Les premiers blocages lycéens ont débuté vendredi 30 novembre pour toucher plus d’une centaine d’établissements lundi 3 décembre. A l’appel de l’UNL, lycéennes et lycéens dénoncent les réformes du lycée général, professionnelle (lire la rubrique dédiée) et le Service  militaire nouvelle version.

    Mardi, l’UNL dénombrait 300 lycées bloqués.

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    Contre la répression…

    Lundi 3 décembre, 2 collègues portant la parole des enseignant.e.s en
    colère du 93 qui, en mars 2018, avaient occupé la cour du lycée de jeunes
    filles de la légion d’honneur à Saint Denis, pendant 1h, passent en procès pour « intrusion en réunion dans un établissement avec pour but de troubler l’ordre public ».
    Sud et la cnt appellent à la grève ce jour-là et à un rassemblement devant
    le tribunal de grande instance de Bobigny :
    https://paris-luttes.info/3-dec-greve-en-soutien-aux-profs-11121
    https://paris.demosphere.net/rv/65689

    Ils ont également mis en ligne une cagnotte pour les aider à couvrir
    leurs frais d’avocats :
    https://morning.com/c/TWyYW/Frais-davocat-des-camarades

    Une amende de 6OO euros avec sursis est requise. Délibéré le 7 janvier 2019

  • Journée internationale des MigrantEs à Paris : La plus grosse manifestation depuis au moins 10 ans !

    Le 18 décembre avait lieu une manifestation pour la journée internationale des migrants. Avec des mots d’ordres clairs comme la fermeture des centres de rétention et la liberté de circulation elle a regroupé plus de 10 000 personnes. Un succès.

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    Sur Paris c’est effectivement la plus grosse manifestation de sans-papiers et en solidarité avec les migrantEs depuis au moins 10 ans. Au même moment des manifestations ont lieu dans près de 60 villes sur tout le territoire. Ces manifestations ont été précédées samedi par deux marches vers les frontières à Menton (frontière avec l’Italie) et au Perthus (frontière avec la Catalogne).

    À Paris nous sommes 10 000 dont des milliers de sans-papiers organisés dans des collectifs, des syndicats ou hors collectifs (cf la photo jointe, prise boulevard St Martin en milieu de cortège) . Et l’ambiance est de feu.

    Quand la tête du cortège arrive à Strasbourg St Denis, au fond, le ballon de la FSU s’engage sur le boulevard St Martin à la sortie de la place de la République.

    La banderole de tête illustre ce qui a permis cette réussite avec des sans-papiers de tous les collectifs et aussi des syndicats, de la CGT, de la CNT, de Solidaires, de la FSU, avec Ramata Dieng du collectif Vies Volées pour la Marche des Solidarités, Assa Traoré du comité Adama, Omar Slaouti du collectif Rosa Parks et des représentants des associations de l’immigration et des quartiers.

    Et à Gare de l’est cette banderole s’embrase aux cris de «Liberté» à la lumière rouge des fumigènes.

    A l’arrivée à Gare du Nord, Anzoumane Sissoko (CSP75) conclut la manifestation au nom de tous les collectifs de sans-papiers et de tous les signataires : «c’est l’unité qui a permis ce succès et il faut continuer». Et il appelle à une réunion le 9 janvier à la Bourse du travail pour, sur la base de ce 18 décembre, le lancement d’une campagne d’actions et de manifestations pour la régularisation de tous les sans-papiers et la liberté de circulation.

    __________

    A Lyon, la manif a bloqué la circulation ; le pont de la Guillotière a été  fermé.  A Montpellier, une impressionnante banderole de 100 mètres a été déroulée par les militant.e.s. Elle récapitule l’ensemble des naufrages et leurs victimes disparues en mer « en essayant de rentrer dans la forteresse Europe » entre 1992 et 2012 : 17306 victimes.

    A Nantes, depuis le 5 décembre une trentaine d’associations  appelle à un rassemblement chaque premier mercredi du mois, de 17 h à 19 h, devant la préfecture, pour informer, dénoncer l’absence de réponse suffisante de l’État et faire une collecte solidaire.

    Mardi toutes et tous ont marché …

    contre la montée des nationalismes, des racismes et des fascismes qui s’étendent sur l’Europe et le monde.

    Nous avons marché aux flambeaux en mémoire des dizaines de milliers de femmes, hommes et enfants mortEs sur les routes de la migration victimes des frontières et des politiques anti-migratoires des gouvernements des pays les plus riches de la planète et de leurs complices.

    Nous avons marché pour en finir avec ces mortEs, pour la liberté de circulation et la fermeture des centres de rétention.

    Nous avons marché contre l’idée que l’immigration crée du dumping social, pour la régularisation des sans-papiers et pour l’égalité des droits…

    Journée internationale des migrants…

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    Des migrants occupent un bâtiment de Paris 8

    Au peuple français, aux étudiant.e.s, à celles et ceux qui dorment dans
    la rue, aux personnes solidaires, aux personnes torturées par le
    règlement Dublin.

    Nous sommes des exilé.e.s du monde entier, des dubliné.e.s, des
    réfugié.e.s statutaires à la rue. Nous sommes débouté.e.s de l’asile,
    nous venons de traverser la mer, nous sommes des mineurs sans papiers.
    Nous occupons l’Université Paris 8 depuis le 30 janvier 2018. Pourquoi
    avons-nous du faire cette action ? Ces derniers mois, la France a
    déporté de nombreuses personnes. Nombre d’entre nous se sont suicidé. Il
    y a trois mois, un ami sous le coup du règlement de Dublin, déprimé,
    s’est allongé sur les rails d’un train qui l’a percuté. Il y a dix jours
    à Calais, la police a frappé et gazé des éxilé.e.s dormant dans la rue.
    Un jeune a eu la moitié du visage arrachée par un tir policier. Un ami
    qui avait rendez-vous à la préfecture y a été arrêté et mis en centre de
    rétention administrative (CRA), avant d’être déporté en Italie. La
    police française a ses gyrophares, ses sirènes et ses gaz, mais ni foi
    ni loi.

    Ce que le système d’immigration français attend de nous, ce sont nos
    empreintes, pas nous. L’arbitraire et l’aléatoire sont notre quotidien,
    à l’OFPRA, à la CNDA, à la préfecture. À l’issue des démarches,
    certain.e.s sont refusé.e.s, d’autres dubliné.e.s indéfiniment,
    assigné.e.s à résidence, déporté.e.s, et ce sans aucune logique.

    Nous revendiquons les choses suivantes :
    –    Des papiers pour tou.te.s
    –    Des logements décents et pérennes
    –    Pouvoir apprendre le français et continuer nos études
    –    La fin des refus au Dispositif d’évaluation des Mineurs Isolés
    Étrangers(DEMIE)
    –    L’arrêt immédiat des déportations vers tous les pays, en Europe
    comme ailleurs.

    Nous attendons de tou.te.s les exilé.e.s qu’ils et elles luttent partout
    en France contre l’oppression et l’injustice et contre les pratiques de
    la police dans la rue.
    A la population française : vous qui avez fait cette révolution que l’on
    étudie dans les livres d’histoires, reprenez-la ! Nous remercions la
    population de son soutien, qui, contrairement à son gouvernement, nous
    montre sa solidarité.
    L’administration de la fac utilise la carotte et le bâton dans les
    négociations. Les un.e.s disent qu’ils vont nous donner un autre endroit
    dans la fac, les autres nous menacent à mots couverts de faire entrer la
    police. Nous demandons aux étudiant.e.s et aux professeur.e.s de
    l’Université Paris 8 de nous soutenir dans nos revendications. Nous les
    remercions et leur demandons de rester totalement avec nous, jusqu’au
    bout. Nous nous joignons à la lutte des étudiants sans-papiers de
    l’Université.
    À nos ami.e.s mort.e.s en traversant la mer,
    À nos ami.e.s suicidé.e.s,
    À nos ami.e.s mort.e.s à cause des frontières,
    À nos ami.e.s mort.e.s dans le désert,
    À nos amies violées en Libye,
    Nous ne vous oublions pas.

    Les migrant.e.s de Paris 8

  • Retrouvez les dernières publications du collectif Ile de france

    ici : https://we.riseup.net/precaireseducation/precaires-idf-dec18+489107

  • La Mauvaise Herbe 4

    La Mauvaise Herbe 4

         Le Numéro 4

    On peut se procurer Les Mauvaises Herbes aux permanences de la CNT : les lundis et mercredis à partir de 18h au 33 rue des Vignoles 75020 Paris, métro Buzenval …

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    Retrouvez les 3 premiers numéros en lectures libres sur le site de la confédération CNT : http://www.cnt-f.org/-la-mauvaise-herbe-.html

    La Mauvaise Herbe est disponible auprès des syndicats de la CNT.

    En vente dans les très bonnes librairies au prix de 3 euros le numéro.

    On peut aussi s’abonner : 4 n° = 10 euros !

    Chèque à l’ordre de la CNT-FTE.

    A adresser à : CNT-FTE STP67, c/o Lucha y fiesta, BP 30017,

    67027 Strasbourg cedex 1


  • La Mauvaise Herbe n°3

    La Mauvaise Herbe n°3

    une1     La Mauvaise Herbe est la nouvelle revue de la fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’éducation. Deux numéros sont parus. Le 1er avait pour dossier les réformes du collège et des rythmes. Le second sur les Zad et la liberté d’expression. Le 3è numéro est consacré au mouvement contre la loi Travail et son monde (photo de Une ci-contre).

    Pour faire pousser au mieux cette Mauvaise Herbe, nous vous invitons à nous aider à desceller les pavés qui l’enserrent, et à les balancer où bon vous semble (avec une certaine idée de là où ce serait le mieux). Pour nous aider à faire vivre les mots d’une éducation radicalement autre, pour laquelle l’émancipation des individu.es (enfants, étudiant.es, travailleur.euses, chômeur.euses ou retraité.es) soit l’œuvre des individu.es elles-mêmes et dont les objectifs soient de construire une société débarrassée de toutes les formes d’oppression, abonnez-vous. Résolument anti-hiérarchiques, anti-capitalistes, anti-sexistes et anti-fascistes, pour nous aider à faire tomber leur monde lacrymogène et à en refaire un qui appartienne à tou.tes, abonnez-vous. Abonnez vos proches, vos ami.es, votre établissement, diffusez la revue, aidez-nous à semer partout où vous le pouvez, cette Mauvaise Herbe…

    Ça ne transformera pas le monde immédiatement, mais un de ces quatre, ça pourrait peut-être y contribuer !

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    Retrouvez les 3 premiers numéros en lectures libres sur le site de la confédération CNT : http://www.cnt-f.org/-la-mauvaise-herbe-.html

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    Le numéro 4, à paraître en novembre 2017, creusera les liens entre pédagogies et actualité sociale et politique : en quoi la pratique pédagogique s’inscrit-elle dans un acte politique ? De quelles manières le climat sécuritaire actuel influence-t-il les pratiques ? Comment continuer de construire une éducation émancipatrice ? Et quels moyens pour défendre les conditions de travail qui nous permettent de développer des pratiques qui nous ressemblent et gagner de nouvelles marges de manœuvre ?

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    La Mauvaise Herbe est disponible auprès des syndicats de la CNT.

    En vente dans les très bonnes librairies au prix de 3 euros le numéro.

    On peut aussi s’abonner : 4 n° = 10 euros !

    Chèque à l’ordre de la CNT-FTE.

    A adresser à : CNT-FTE STP67, c/o Lucha y fiesta, BP 30017,

    67027 Strasbourg cedex 1

  • La Mauvaise Herbe n°2

    La Mauvaise Herbe n°2

    Le numéro 2 est paru au premier semestre 2016.

    A lire ci-dessous l’édito puis le sommaire

    Semons la rébellion

    Nos libertés sont réprimées : liberté d’expression, de circulation, de manifester, de se réunir. Nous avons décidé d’y consacrer notre dossier.

    État policier

    Les attentats furent l’occasion pour les gouvernements de renforcer l’arsenal autoritaire : ceux de janvier 2015, le prétexte à la loi sur le renseignement, ceux de novembre, à l’instauration de l’état d’urgence. Les fascistes, les nationalistes, les religieux, s’entendent à merveille avec les politiciens pour enfermer nos vies dans un carcan réactionnaire, obscurantiste et rétrograde. Nous ne voyons pas la fin de leurs dérives sécuritaires.

    Ces politiques fabriquent du malheur, de la misère et de l’injustice. Précaires, étrangers fuyant la guerre, l’oppression ou la faim, en sont les premières victimes.

    Ici et maintenant un autre futur se dessine

    En soutien à la ZAD de Notre-Dame-Des-Landes et à toutes les luttes de territoires, nous avons choisi d’illustrer l’ensemble de ce numéro avec des photos prises lors de la manifestation du 27 février.

    Autre raison d’espérer, le mouvement social contre la loi « Travaille ! »  qui, à l’heure où nous écrivons, redonne déjà de belles couleurs au mouvement ouvrier.

    Semons la rébellion !

    À l’image du film Merci Patron !, finissons-en avec tous les Bernard Arnault de la Terre. Ne nous couchons plus jamais !

    La Mauvaise herbe n°2 : le sommaire

    • Édito
    • Victoire pour une AVS
    • Un collectif pour ouvrir les frontières
    • Le numérique à l’école
    • Dossier : La liberté d’expression à l’école
    • Enseigner la liberté d’expression ? Oui, mais comment ?
    • Enseigner à Béziers
    • L’État était Charlie… donc pas moi
    • Pluralisme démocratique ou confusion ?
    • Patriotisme à l’école
    • Contre nous de la pyramide…
    • De quoi cette « laïcité » est-elle le nom ?
    • Liberté d’expression, jusqu’où ?
    • Zad partout !
    • Une librairie itinérante et autogérée
    • Philosophie et cinéma, un amour compliqué
    • Enseigner leur histoire aux enfants d’immigrés
    • Le collège de mes rêves, épisode 2
    • « C’est quoi ton genre ? » Un cahier de coloriage pour les enfants
    • À l’origine du cahier. Entretien avec Coco
    • Meurtre sexiste et média : un cas d’école
    • Israël-Palestine : le conflit dans les manuels scolaires
    • Le sifflet enroué : La pratique du « sport » à l’école
    • La domination sportive
    • En avant la zizique : Joe Hill, indomptable militant anarcho-syndicaliste
    • Notes de lecture
    • Films
    • Palmes académiques

  • Lycées pro.

    Les personnels des lycées pro multiplient les  grèves. Après le 27 septembre, 9 octobre et 12 novembre, ils et elles seront à nouveau en actions dans la semaine du 26 au 30 novembre avec un appel à la grève en région parisienne mardi 27 novembre…

    Notre dossier en 3 pdf :

    Un témoignage saisissant sur l’école de la république et la voie professionnelle

    À l’âge de 7 ans, avec ma mère nous avons été expulsés de notre maison, à cause de dettes que ma mère n’avait pas faites et dont elle n’avait profité d’aucun centime, et tout cela avec la complicité d’avocats et d’huissiers corrompus (leurs différentes magouilles ont été prouvées de nombreuses années plus tard sur plusieurs affaires). J’ai d’ailleurs vu ma mère passer sa vie à combattre cette injustice, jusqu’à mes 25 ans, ou elle obtint gain de cause, mais aucune réparation pour raison de prescription…

    Après quelques mois hébergés chez de la famille, nous avons emménagé en maison de HLM. Vint alors une période de scolarité importante dans l’avenir de tout enfant, celle de l’école primaire, ou entre deux fables de La Fontaine, on commençait à nous inculquer les premiers fondements de la République Française, à nous expliquer que grâce à cela nous vivions dans un pays de justice et de paix… Mon histoire n’ayant rien d’extraordinaire en France, et ne l’étant pas non plus dans mon école de campagne, je commençais donc déjà à perdre confiance en l’école et en l’enseignement qu’on nous y donnait, et j’étais bien loin d’être le seul dans ce cas.

    Puis arriva le temps du collège, souvent vu comme un tournant dans la vie d’un élève. A l’époque, l’éducation nationale avait une politique élitiste un peu moins finement dissimulée qu’aujourd’hui, à l’entrée de la sixième, les classes étaient identifiées par des lettres allant de la 6A à la 6F. Les 6F étaient les élèves en gros échec scolaire, les 6A étaient ceux qui étaient vus comme une sorte d’élite, les plus prometteurs. Un premier tri était déjà fait, les quelques uns qui n’avaient pas été mis dans le bon sac le seraient au prochain tournant, celui du lycée. Bizarrement, plus on avançait dans l’alphabet plus le pourcentage d’élèves issus de milieux modeste augmentait, alors que dans ma classe, les 6A, nous n’étions que 2 sur 25 à venir d’un milieu modeste. Et toujours aussi bizarre, de A jusqu’à C, il n’y avait aucun prof en commun avec les classes E et F, seuls les D avaient des profs en commun avec les deux côtés, mis à part le prof de musique et un prof qui enseignait les arts plastiques (ou plutôt le dessin à la gouache exclusivement) pour les classes de A à D, et les mathématiques pour les autres… . Ce fut ainsi pendant les 4 années de collège, avec quelques exceptions certaines années. Ces exceptions étaient des profs qui étaient nouveaux dans le collège, et en général, on entendait très vite des rumeurs disant qu’ils avaient des problèmes avec la direction et certains autres profs. Comme par hasard, ils ne faisaient rarement plus d’un an ou deux dans le collège. Et toujours du même hasard, ils avaient des méthodes d’enseignement et de gestion des classes bien différentes des autres profs et de ce qui se faisait dans ce collège. En général, c’était avec ces profs que des élèves comme moi qui ressentaient de plus en plus de dégoût et de révolte envers l’enseignement, étions les plus à l’aise et avions le moins de problèmes en cours.

    Pour ma part, plus je ressentais l’injustice de la société et plus je me rendais compte des aberrations de l’école dans laquelle j’étais, moins je faisais mes devoirs et moins j’apprenais mes leçons, au point de refuser presque tout enseignement sur les deux dernières années. Mais refuser l’enseignement ne voulait pas dire ne pas apprendre, j’avais juste décidé d’apprendre ce qui m’intéressait. Je préférais donc passer du temps à la bibliothèque plutôt que dans des livres scolaires qui m’expliquaient que tout était bien ainsi et que nous vivions dans une société idéale.

    C’est en quatrième, que j’ai décidé qu’après le collège je n’irais pas dans une filière générale, puisque je savais que je serais obligé de continuer l’école jusqu’à seize ans. J’ai pris cette décision suite à une forte altercation avec un prof d’éducation civique. C’était en période de grève des profs. Après qu’il nous ait fait un cours sur la république et nous ait expliqué que grâce à la république française, plus tard nous aurions tous la chance d’avoir un travail dans de bonnes conditions, grâce aux lois qui nous protégeaient, je lui ai posé une question qu’il n’a pas appréciée. Je lui ai demandé pourquoi les autres professeurs faisaient grève si le travail était si bien que ça… Il s’est énervé en disant que les profs qui faisaient grève étaient des imbéciles et des feignasses, et qu’au lieu d’être profs ils auraient mieux fait de devenir femme de ménage ou secrétaire. Ma mère étant femme de ménage, je me suis à mon tour énervé, et je lui ai dit que je venais de lire un livre qui parlait de la grève, et que ce n’était pas ce qu’il disait, mais plutôt le contraire, et qu’un prof d’éducation civique qui ne comprenait pas ça était à la fois le roi des imbéciles, mais aussi qu’il ne méritait pas d’être prof ou devrait apprendre à lire… J’ai pris là ma première leçon de justice bourgeoise, car j’ai eu droit à 3 heures de retenue de sa part, et 3 autres de la part du directeur. Pendant ces heures de colle, on m’a demandé de copier des lignes, une phrase du genre « je ne dois pas contredire les professeurs ». A la place, j’ai écrit « Contredire un professeur stupide ne suffit pas, même quand on a raison, je ne dois plus écouter ses mensonges ». Cela m’a valu de passer en conseil de discipline, et si je n’ai pas été renvoyé du collège, c’est grâce à l’intervention de deux profs, des profs qui avaient fait grève d’ailleurs, des profs qui n’étaient plus là l’année suivante non plus. Ils faisaient partie de ces profs de passage dont je parlais plus haut…

    A partir de ce moment, j’ai commencé à chercher ma future orientation après le collège, mais je ne me posais pas de question sur les études où le métier que je ferais, je cherchais surtout un moyen de subir le moins possible l’école, c’était ça pour moi, ma notion d’orientation. J’ai découvert qu’il existait l’apprentissage, mais il fallait avoir seize ans, je ne pourrais pas faire ça après le collège. Puis j’ai découvert qu’il y avait la filière de l’enseignement professionnel, je me suis dit que ça devait être un peu mieux, car le temps que je serais en cours de travaux pratiques, je ne serais pas obligé de suivre d’autres cours. Puis j’ai même trouvé mieux encore, l’alternance mais sans être en contrat d’apprentissage, non seulement il y aurait des cours techniques donc moins d’autres cours traditionnels, mais en plus je n’irais à l’école que deux semaines par mois.

    L’année suivante, en troisième,  les conseillers d’orientations faisaient comprendre à ma mère et à moi que je ne pourrais pas aller dans des études générales à cause de mon attitude et aussi, si malgré tout ça se passait bien, à cause du fait que après le général, pour faire des études il faut avoir les moyens, et on tentait déjà de me pousser vers la filière professionnelle. J’ai donc dit que j’étais d’accord à condition qu’il s’agisse d’enseignement par alternance. C’est là que la question du métier s’est posée, « heureusement » elle ne s’est pas posée longtemps puisqu’il n’y avait que très peu d’école de ce type, et qu’en plus il fallait que je sois accepté et que ma mère puisse m’y envoyer.

     

    L’année suivante j’entrais donc dans une école pour préparer un BEP gestion et protection de l’environnement par alternance…

    Effectivement, je subissais moins l’école, mais j’ai aussi pu me familiariser avec le monde du travail, ce qui n’était guère mieux en fait. Après ces deux années de BEP, quitte à travailler deux semaines par mois, autant être payé, je suis donc entré en contrat d’apprentissage. Là encore, il n’y avait pas beaucoup de choix d’orientation. Il fallait rester dans une continuité, et en plus trouver un patron qui acceptait d’exploiter des mineurs sans demander à trouver des apprentis déjà formés, ce genre de patron avide est très fréquent, mais il est plus difficile d’en trouver un qui n’ait pas encore rempli son quota maximum d’apprentis…. Je me suis donc retrouvé en apprentissage en espaces verts, pour un bac pro travaux paysagers. En plus d’être toujours à l’école, et d’être toujours au travail, on devient aussi salarié. On nous expliquait en classe que c’était une chance de pouvoir gagner 310 euros par mois pour deux semaines de travail et que les patrons qui nous donnaient ce généreux salaire étaient des passionnés voulant transmettre leur métier… Bizarrement on ne nous parlait jamais des aides et subventions qu’ils touchaient pour nous avoir embauchés…

     

    Une fois sorti d’un bac pro que je n’ai pas eu, j’ai eu le droit à une très longue période de chômage et d’intérim. Lorsque je travaillais en intérim, dans la plupart des missions où nous étions plusieurs intérimaires, il s’agissait d’autres personnes de mon âge, qui sortaient aussi de la filière professionnelle et ne trouvaient rien derrière, et jamais issues de classe sociale favorisée. En comparant nos parcours, on constatait toujours que même si nos raisons pouvaient être différentes, les chemins empruntés étaient toujours les mêmes, la filière de l’éducation professionnelle n’était jamais un vrai choix, mais plutôt la seule option, l’accompagnement reçu était toujours fait pour les pousser vers cette direction, il y avait toujours des professeurs qui sortaient du lot dans la vie de chacun et qui avaient fait du mieux pour les aider, mais toujours en vain car le système avait complètement lié les mains de ces professeurs pour qui enseigner ne signifiait pas formater, et certains profs qui avaient tenté de ne pas plier face à ce système mais avaient fini par devenir les ennemis de leur hiérarchie et de leurs collègues qui eux, acceptaient de ne pas laisser les choses évoluer.

     

    Une véritable éducation digne de ce nom, ce n’est pas un bourrage de crâne et un conditionnement mental des élèves, ce n’est pas trier les élèves par catégories, ce n’est pas transformer les enseignants en robots juste bon à répéter un cour ! Une éducation digne et bénéfique,  c’est une éducation qui recherche avant tout le bonheur et l’épanouissement des élèves dans ce qu’il font, c’est une éducation qui offre aux professeurs la possibilité de vivre leur métier avec passion, un métier qu’ils ont rarement choisi au hasard (même si certains d’entre eux l’oublient parfois)

    C’est chaque professeur digne de ce nom qui doit se battre pour pouvoir réellement éduquer et faire avancer les élèves, et chaque parent qui veut le bien de son enfant qui doit soutenir les professeurs qui tentent d’améliorer la condition des élèves, car un professeur qui refuse de voir ses conditions de travail se dégrader et tente de les améliorer, c’est un professeur qui tente d’obtenir plus de moyens pour accompagner et aider ses élèves, c’est un professeur qui pense à leur avenir et veut se battre pour les aider à le rendre meilleur.

    Si les profs n’ont pas les moyens et les conditions nécessaires pour faire tout cela, qui d’autre pourra aider réellement les élèves et leur permettre de se préparer une vie sereine et épanouissante ???….

    E.