AESH (Accompagnant.es d’Élèves en Situation de Handicap) : quinze années de précarité… Retour en photos de la manif parisienne en Une et ci-dessous.



L’intersyndicale appelle à une nouvelle journée le 3 juin. A Paris manif à 13h du Luxembourg RER


AESH (Accompagnant.es d’Élèves en Situation de Handicap) : quinze années de précarité… Retour en photos de la manif parisienne en Une et ci-dessous.



L’intersyndicale appelle à une nouvelle journée le 3 juin. A Paris manif à 13h du Luxembourg RER


Grenelle. Blanquer crée de nouveaux outils pour mieux « piloter » les prof.es et distribue quelques euros en primes diverses.
La conférence de presse finale qui devait se tenir en février s’est tenue le 26 mai. Nous avions déjà dit tout le mal qu’on pensait de ce Grenelle ici et là :
Le dossier de presse de la conférence du 26 mai est disponible en fin de page et / ou à télécharger.
Comme à son habitude, le ministre s’est bercé de mots tout en gardant sa ligne : coaching, autonomie, performance. Fier d’une « concertation d’une ampleur inédite » (sic), il a présenté la synthèse des ateliers du Grenelle selon « 3 axes principaux : personnalisation, esprit d’équipe, amélioration du service public de l’éducation nationale ». Ces trois axes se déclineront en « 12 engagements concrets » maintenant, à la rentrée de septembre, voire l’an prochain, « engageant l’ensemble du ministère vers des évolutions profondes » (resic !)
Engagement numéro 1 : revalorisation des rémunérations. Un budget de 7OO millions d’euros (pour plus d’un million d’agents) sera inscrit au budget 2022.
Le plan pluriannuel de revalorisations s’est perdu pendant le confinement.
Evidemment, ces 700 millions ne seront pas divisés équitablement entre chacune et chacun : prime informatique pour les prof.es mal équipé.es, prime pour les directrices d’école et directeurs et une prime d’attractivité sera versée dès mai 2021 : « Elle concerne cette année les professeurs titulaires et assimilés jusqu’au 7e échelon, soit sur les 15 premières années de leur carrière ». Son montant annuel sera « compris entre 500 € et 1 400 € ».
« Le taux de promotion des enseignants accédant à la hors-classe sera porté à 18% dès 2021 (17% en 2020), pour 1 700 bénéficiaires supplémentaires par an. »
La revalorisation des salaires des AED et des AESH n’est pas actée. Le ministère explique qu’une « revalorisation des carrières des accompagnants des élèves en situation de handicap sera portée dans les discussions des prochaines semaines ». Sans mentionner les AED. En revanche, ils auront droit au financement partiel de leur mutuelle santé à hauteur de 15 euros par mois.
Les autres « engagements » sont structurels. Blanquer se dote d’une nouvelle « direction pour les emplois d’encadrement ». Il veut « renforcer » l’embauche de « conseillers pédagogiques » pour mieux suivre et accompagner les prof.es. Il travaillera avec les partenaires sociaux pour « consolider le rôle du directeur d’école en matière de pilotage pédagogique et l’appuyer de manière règlementaire. ». Il souhaite donner « plus d’autonomie aux équipes des collèges et lycées pour développer leurs projets » (engagement 8) et « gérer au plus près des territoires les ressources humaines » (engagement 10).
Comme le souligne dans Médiapart l’économiste Asma Benhenda, cela se concrétisera en ce qui concerne le mouvement des profs par une gestion chère au ministre : « c’est un algorithme qui va affecter les enseignants en fonction de leurs caractéristiques individuelles. Niveau d’expérience, d’ancienneté dans leur établissement ou encore leur situation familiale – selon qu’ils sont mariés ou qu’ils ont des enfants. L’idée du recrutement « hors mouvement », c’est de permettre aux titulaires de postuler directement à certains postes dits « sur profil », sans passer par le système national informatisé. Donner la possibilité aux établissements, notamment REP et REP+ de recruter directement leurs enseignants… »
Il y a aussi l’exigence ministérielle de « continuité pédagogique » (engagement numéro 11) : « En cas d’absence d’un professeur, les écoles et établissements devront assurer la permanence pédagogique des élèves sur l’ensemble de leur temps scolaire, dans le premier comme dans le second degré. En pratique, tout élève dont le professeur serait absent bénéficiera d’une prise en charge pédagogique réelle, avec pour finalités (…) la poursuite des apprentissages. » En clair, faute de remplaçant.es en nombre suffisant, il faudra assurer des « cours en ligne » au besoin « sous la surveillance d’un assistant d’éducation (AED) » (sic) et l’imposition d’heures supplémentaires par les chefs d’établissement, pour le secondaire.
Blanquer, dans le dossier de presse pour sa conférence finale, a présenté d’autres nouveautés.
– Un « carré régalien » sera créé dans chaque rectorat. « Les 4 angles du carré sont valeurs de la République, radicalisation, violences, harcèlement, avec pour objectifs que chaque professeur ou membre de la communauté éducative puisse être informé des dispositifs de protection en place et sache vers qui se tourner s’il est confronté à l’une des quatre situations. » Ni rectangle, ni losange : une protection au carré !
– « Avec l’association nationale intitulée PRÉAU, il est proposé de développer une offre de prestations culturelles, sociales, sportives, touristiques et de loisirs à destination de tous les personnels du ministère de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des Sports. » Blanquer a le sens de la formule : pour la culture, c’est dans le préau…
Enfin, le plus vite possible, Blanquer ouvrira des écoles académiques de « la formation continue » et en juin prochain, il installera un « Observatoire des rémunérations et du bien-être au travail ». Un observatoire, ça coûte moins cher que d’augmenter conséquemment les salaires et d’organiser au mieux les conditions d’accueil des élèves et du personnel.
– « Grenelle : Une revalorisation comparable à celle de 2021 et c’est tout ». Un article de F. Jarraud, là :
http://www.cafepedagogique.net/LEXPRESSO/Pages/2021/05/27052021Article637576923731086596.aspx
– « Revalorisation Blanquer : ni historique ni sans précédent ! de Claude Lelièvre sur son blog, là : https://blogs.mediapart.fr/claude-lelievre/blog/270521/revalorisation-blanquer-ni-historique-ni-sans-precedent

Tout est prêt, le bureau du ministre a été désinfecté, sa cravate a été repassée, il peut parader dans les médias.
Tout est prêt, le protocole sanitaire a été « renforcé » : fermeture précisée des classes dès le 1er cas de covid quelque soit le variant du virus ; et, dans le 1er degré, il ne faudra pas accepter les élèves des enseignant.es non remplacé.es.
Tout est prêt. Dans 15 départements, les plus exposés, les collèges passeront en demi jauge dès le 3 mai. Celle-ci reste la règle dans tous les lycées.
Tout est prêt, on maintient les examens et on aère les cantines et les salles de classe…
___________________________________________________________________________
La réunion de coordination nationale de l’Éducation du lundi 19 avril 2021 a rassemblé, au milieu des vacances, des personnels de toute catégorie en provenance de 11 académies (Amiens, Besançon, Bordeaux, Créteil, Dijon, Grenoble, Paris, Poitiers, Rouen, Toulouse, Versailles).
Le tour des différentes académies a permis de faire le point sur la façon dont se prépare la réouverture à marche forcée des écoles à partir du 26 avril, puis des collèges et lycées à partir du 3 mai, alors que la situation sanitaire est toujours catastrophique et que le pic épidémique ne semble pas encore atteint.
Réouverture à marche forcée des écoles et établissements : le gouvernement joue une nouvelle fois avec la santé des personnels, des élèves et de leurs familles !
Alors qu’en mars, la politique du ministère Blanquer, refusant d’accorder aux écoles et établissements les moyens nécessaires pour lutter contre l’épidémie de COVID-19, a conduit à une nouvelle fermeture généralisée des écoles, collèges et lycées, le gouvernement prétend maintenir un calendrier de réouverture à marche forcée à partir du 26 avril.
Le nouveau protocole sanitaire, reculant sur la fermeture automatique des classes dès le premier cas COVID détecté, et laissant aux ARS le choix de les fermer ou pas, risque une nouvelle fois d’aboutir à une catastrophe dans nos écoles et établissements, d’autant plus si la circulation du virus n’a pas réellement diminué d’ici la réouverture. Les personnels réunis ce lundi 19 avril dénoncent cette politique, alors même qu’aucun accès au vaccin n’est garanti pour les personnels volontaires, qui ne sont même pas prioritaires malgré le fait de travailler des heures dans une atmosphère confinée avec des classes surchargées.
Il est hors de question que la réouverture se fasse dans les mêmes conditions sanitaires déplorables qu’avant la fermeture !
Nous exigeons que la réouverture des écoles et des établissements soit conditionnée à l’amélioration réelle de la situation épidémique et à des garanties sanitaires dans les écoles et établissements :
• un seuil de contamination maximum : Macron avait lui-même fixé le seuil de 5000 contaminations par jour en novembre ;
• l’accès à la vaccination pour tous les personnels volontaires dans les écoles, collèges et lycées, avec le choix du vaccin. Par exemple le vaccin AstraZeneca n’offre aucune garantie face aux variants à venir : les personnels doivent donc pouvoir choisir !
• des tests massifs et gratuits, notamment des auto-tests de qualité deux fois par semaine
• la garantie que l’aération puisse être assurée dans les établissements, notamment avec des purificateurs d’air ;
• la fourniture gratuite de masques chirurgicaux aux personnels et aux élèves, ainsi que la mise à disposition de masques FFP2 en maternelle et pour tous les personnels qui en font la demande ;
• la suppression du jour de carence en cas d’effets secondaires du vaccin ou en cas de symptômes de Covid (et pas seulement en passant par la télé-déclaration Ameli), et la suppression du forfait payant pour les tests salivaires ;
La réouverture des écoles et établissements ne pourra se faire qu’avec la mise en place d’un protocole strict :
• la mise en place des demi-groupes dans l’ensemble des établissements du second degré, avec un cadrage national pour assurer l’égalité des élèves sur tout le territoire, et la possibilité de mettre en place des demi-groupes dans le premier degré lorsque la situation le nécessite ;
• le maintien de la fermeture de la classe et des différents groupes dès le premier cas de Covid (élèves comme personnels), alors que cette règle n’a finalement existé que pendant une semaine, entre le 27 mars et la nouvelle FAQ du 3 avril.
Enfin, il est bien sûr urgent de procéder dès à présent à une embauche massive de personnels de toute catégorie, notamment pour assurer les remplacements dans le premier degré ou dans les vies scolaires.
Nous appelons à s’appuyer sur la pétition intersyndicale nationale, soutenue par la FCPE, et sur ses revendications. Nous rappelons que cette pétition intersyndicale appelait à des discussions d’ici le 20 avril : ces discussions n’ont toujours pas eu lieu.
La question de la sécurité des personnels et des élèves est donc directement posée si la réouverture s’effectuait dans ces conditions à partir du 26 avril.
La rentrée de septembre 2021 ne peut se faire comme celle de 2020 !
Alors même que les écoles et établissements connaissent une deuxième année consécutive catastrophique pour les élèves et les personnels, le ministère continue d’annoncer des baisses drastiques de moyens, avec des DHG et des cartes scolaires catastrophiques. Nous dénonçons ces nouvelles suppressions massives de postes et fermetures de classe. Dans la situation que nous connaissons, il est impensable qu’elles puissent avoir lieu : il faut un gel de toutes ces suppressions de moyens !
Au contraire, il est urgent d’embaucher des personnels de toute catégories dans l’Éducation nationale, à commencer par des personnels remplaçants dans le premier degré, mais également des personnels de vie scolaire et des agents d’entretien pour tous les établissements !
Nous rappelons notre soutien aux mobilisations des AED et des AESH, personnels les plus précarisés de notre secteur, et appelons à populariser et soutenir leur mouvement et leurs initiatives, notamment par des caisses de grève.
Les examens ne peuvent avoir lieu au mépris de la situation sanitaire !
Continuant de faire fi de la situation sanitaire et de la rupture d’égalité entre candidats depuis novembre dernier, du fait de la mise en place à géométrie variable des « demi-jauges » en lycée, le ministère Blanquer prétend maintenir des épreuves du baccalauréat.
Pour nous, il est clair que le refus par Blanquer de toute discussion sur les programmes et l’absence de cadrage national pour l’organisation des cours en lycée depuis novembre rendent impossible la tenue des examens. Même si nous continuons à être opposés au bac en contrôle continu, la seule décision raisonnable dans le contexte actuel consiste en une annulation pour cette session 2021 des épreuves de français et de philosophie. Nous rappelons également notre revendication de suppression définitive du « grand oral », ainsi que du chef d’œuvre en lycée professionnel. De la même façon, les épreuves de BTS ne peuvent avoir lieu. Nous dénonçons d’ailleurs la situation qui a été réservée à certains candidats obligés de venir composer alors qu’ils étaient malades, et qui ont ainsi pu contaminer d’autres étudiants.
Il est urgent que des annonces claires soient faites sur la tenue des épreuves terminales, d’ici la reprise des cours en lycée, pour ne pas laisser les élèves et les personnels dans l’incertitude permanente.
Nous rappelons également notre opposition aux E3C : nous dénonçons la convocation d’élèves qui ne les ont pas passées l’an dernier pour les passer cette année. Nous revendiquons leur neutralisation et leur suppression définitive.
Enfin, il est essentiel que les programmes soient aménagés pour tenir compte des organisations pédagogiques depuis novembre, ainsi que des effets du confinement de mars 2020.
Se mobiliser pour assurer la sécurité des personnels et des élèves !
À l’heure actuelle, il paraît clair que les conditions et garanties sanitaires ne seront pas réunies le 26 avril, ni même le 3 mai, pour une réouverture des écoles dans des conditions satisfaisantes de sécurité.
Dès maintenant, nous appelons donc à :
• se réunir en distanciel en assemblée générale d’écoles et établissements, en conseil des maîtres, et en AG locales inter-degrés en amont du 26 avril, pour discuter collectivement de comment obtenir les conditions et garanties sanitaires pour une réouverture ;
• se saisir collectivement du droit d’alerte pour danger grave et imminent, partout où les conditions sanitaires ne seront pas réunies ;
• mettre en débat le fait de refuser d’être placé en situation de danger grave et imminent en faisant valoir son droit de retrait ou en exerçant son droit de grève (des préavis nationaux de grève couvrant l’ensemble des personnels du premier et du second degrés ont été d’ores et déjà déposés par les organisations syndicales tous les jours dès le 26 avril) ;
• déposer des intentions préalables de grève pour les professeurs des écoles (voir pièce jointe pour un modèle valable à compter du mardi 27 avril, à envoyer d’ici samedi 24 avril à 23h59) ;
• soutenir et rejoindre en inter-degré les actions locales dans le premier degré, par exemple en allant tracter devant les écoles le 26 avril au matin ;
• diffuser la pétition intersyndicale nationale sur la réouverture prévue le 26 avril, en y ajoutant les revendications que les personnels jugeront nécessaires, notamment sur la nécessité des demi-groupes en collèges et lycées.
D’ores et déjà, plusieurs dates de mobilisation sont posées, dans lesquelles nous appelons à faire apparaître les revendications propres à notre secteur :
• le vendredi 23 avril : journée de mobilisation interprofessionnelle contre la réforme de l’assurance chômage.
En Île-de-France, une manifestation partira à 14h de Place d’Italie en direction de Bastille ; une action aura lieu préalablement entre 10h et 12h autour du théâtre de l’Odéon.• le samedi 1er mai : journée internationale des travailleurs et travailleuses.
En Île-de-France, une manifestation partira à 14h de République en direction de Nation.
• le jeudi 20 mai : date de mobilisation des AED, avec une manifestation nationale prévue à Paris.
Nous appelons à construire cette date dans toute l’Éducation pour ne pas laisser isolée la lutte historique des AED, et proposons à la coordination nationale des AED d’en faire une journée de mobilisation de toute l’Éducation contre la précarité ;• le 12 juin : manifestation contre les plans de licenciements et contre les suppressions de postes dans les services publics.
La prochaine réunion de coordination nationale de l’Éducation se tiendra le mercredi 28 avril à 18h, deux jours après la réouverture prévue des écoles.


Pour ce début de congés confinés et dézonés, un petit retour en photos et en musique sur la journée de grève des AESH du 8 avril, la déambulation communarde à Paris du 10 avril et l’antirep à la radio… Photo de Une : samedi 10 avril devant le théâtre de la Colline occupé.

Les Accompagnant·es d’élèves en situation de handicap, les AESH, étaient mobilisé·es le jeudi 8 avril. Malgré le confinement la journée de manifestations et de rassemblements s’est maintenue tant la colère est forte. À Paris, plus de 500 personnels ont manifesté, AESH et leurs soutiens syndicaux. Pour le respect de leur métier, un vrai statut, un vrai salaire.
Les photos sont là :
https://blogs.mediapart.fr/579695/blog/080421/aesh-en-colere-ne-va-pas-se-laisser-faire
Là :
————————————————————————————————————-
Le Collectif Contre Culture, ne pouvant poursuivre ses activités de soirées de soutien, propose une émission et un concert enregistrés au Centre International de Culture Populaire sans public.
https://podcast.konstroy.net/main/
______________________________________________________________________________
Un petit millier de militant.es, voisins, voisines, enfants ont déambulé samedi 10 avril pour fêter, rendre femmage aux communardes connues et inconnues en compagnie de la Fanfare invisible dans les rues du 20è arrondissement de Paris.
Prises de paroles à plusieurs coins de rue pour célébrer les cantines d’hier et d’aujourd’hui, les combats pour une école pour le peuple,…, visite au Théâtre de la Colline occupé, stop devant le foyer Bisson… Il s’agissait aussi de faire revivre la Commune avec les luttes d’aujourd’hui….



Zéro de conduite est le bulletin de la CNT éducation Paris. « Réfléchir, s’unir, se révolter »…Toute l’actualité pour agir…

A Lire également :
Ça devait se régler en un clic, finalement, c’est un couac qui mériterait des claques. Un gros hic dans l’enseignement numérique. Face au bis repetita du big bug, retour des blagues à gober d’un Blanquer qui va commencer à gamberger.
https://blogs.mediapart.fr/sylvain-grandserre/blog/060421/blanquer-le-ministre-qui-bugue
Ecoles fermées, déjà-vu, accueil des enfants de personnels prioritaires… Multiplication des tâches, perte de sens. La situation est moralement difficile. Des sensations qui remontent. Une explosion de colère. La tempête sous un crâne.
https://blogs.mediapart.fr/jokeroller/blog/060421/belotte-rebelotte-et-dix-de-der

Écoles fermées ? Fermons plutôt le ministère ! Puisqu’on vous dit que les redoublements, ça sert à rien ! Le virus a frappé l’école en mars 2020 et, après un an de bouffonnerie ministérielle, Blanquer retape son confinement.
A regarder en détail son bulletin, on peut dire qu’il n’a tiré aucune leçon de l’année écoulée. Jean-Michel n’a pas profité de cette année pour embaucher plus de personnels, rappeler les listes complémentaires, réquisitionner les locaux vacants (théâtres, gymnases…) pour en faire des salles de classe, vacciner les enseignant-e-s en priorité, réorganiser les programmes, renoncer à sa calamiteuse réforme du bac et du lycée, sortir les AESH de la précarité, anticiper les roulements des élèves en cours et à distance pour alléger les classes, équiper les classes de purificateurs d’air, développer massivement les tests…
Il a tranquillement continué à jongler entre austérité et autoritarisme, rendant 600 millions à Bercy sur le budget éducation nationale de l’an dernier et sanctionnant les collègues qui n’appliquaient pas ses politiques anti-pédagogiques.
Les mêmes causes produisant les mêmes effets, nous revoilà derrière nos claviers plutôt que devant nos élèves.
Incompétence ou mépris de classe ?
Tout a été dit et écrit sur la « perte du pari » du pouvoir politique et « l’échec » de la politique gouvernementale. Nous pensons que, contrairement aux apparences, Macron ne joue pas le sort des gens à la roulette, il a juste des priorités dont les classes populaires et les services publics ne font pas partie. Point d’amateurisme ou d’incompétence du côté du pouvoir, mais une politique qui sacrifie les pauvres et préserve l’économie capitaliste et son fonctionnement. Non, les aides exceptionnelles ne sont pas le signe de la persistance de l’Etat social ; ce qui est sauvé, « quoi qu’il en coûte », c’est bien le business d’abord. Sinon, comment comprendre que le « plan de relance » donne davantage à Air France qu’à l’éducation nationale ?
Ces derniers mois, le système scolaire a essayé de concilier l’accueil des élèves avec une pénurie aiguë de personnels et quelques restes d’objectifs pédagogiques. On a réparti les élèves en mélangeant les groupes au mépris du protocole sanitaire, et on a fait du baby-sitting dans des classes à 35 ou 40 en primaire.
Résultat : même le ministre de la publicité mensongère et du double discours doit reconnaître que l’école a joué un rôle dans la contamination, après des mois de mensonges officiels.
Peste ou choléra ?
Aujourd’hui cette politique nous condamne à devoir choisir entre deux alternatives qui sont des catastrophes. Fermer les écoles ou saturer les urgences ? Nous n’oublierons pas, nous ne pardonnerons pas aux guignols qui nous ont précipité.es dans cette impasse.
Conscient-e-s de nos responsabilités, nous, personnels de l’éducation nationale, compensons l’indigence de notre administration pour maintenir le lien avec nos classes. Nous savons que rien n’est pire que l’isolement social et éducatif pour nos élèves et leurs familles. Nous savons que notre mission et notre devoir sont bien différents que de mettre en ligne des cours comme on fait des clips sur youtube. Nous aiderons les familles les plus éloignées de l’école en prenant le temps de les appeler et en leurs fournissant le matériel nécessaire pour entretenir ce lien avec l’école. Surtout, nous continuerons de participer aux réseaux de solidarité qui existent autour de nous, quitte à mettre moins de « contenus » sur nos « padlets » ou nos classes numériques.
Si le service continue d’exister, c’est que l’engagement des collègues masque encore leur colère, c’est dire s’il est grand.
L’école sur écran ne sera jamais l’école.
En ce qui concerne la prétendue « continuité pédagogique », nous affirmons que la liberté pédagogique des enseignant.e.s doit être respectée. L’obligation d’organiser des cours en visio n’est aucunement statutaire, et nous organiserons autant que possible la réponse aux pressions hiérarchiques à l’encontre des collègues qui s’y refuseraient. Dans l’éducation nationale, la législation sur le travail à distance repose sur le volontariat des enseignant-e-s.
Si l’enseignement en distanciel permet de maintenir un lien avec les élèves, il ne peut en aucun cas remplacer l’école. Aussi, comme l’an dernier, nous appelons à ne pas faire l’appel sur les cours en visio, à ne pas compter d’absences pour les élèves qui, pour diverses raisons, n’y participeraient pas. Les élèves ne doivent en aucun cas être évalué.e.s sur la période de fermeture des écoles et établissements.
Enfin, les programmes doivent être adaptés de façon urgente, notamment pour les classes à examen. Il faut évidemment supprimer le Grand Oral. Si les examens (DNB, bac…) ne pouvaient avoir lieu, le contrôle continu qui renforce les inégalités entre établissements et candidats, tout particulièrement cette année, ne doit pas être une solution.
Le ministère doit se mettre au travail et envisager dès maintenant des conditions de reprise dans trois semaines sensiblement différentes des conditions de ces derniers mois. Pour y parvenir, il faudra que les moyens humains et matériel soient octroyés et que l’organisation du retour en classe soit, pour une fois, anticipée :
– créations de postes d’enseignant.e.s formé.es pour alléger/dédoubler les classes
– réquisitions et ouvertures de nouveaux locaux,
– accès à la vaccination pour tous les personnels volontaires (La France est encore dernière de la classe européenne en la matière)
– annulation de toutes les mesures de suppressions de postes, fermetures de classes et baisses de moyens prévues pour la rentrée 2021…
A la CNT, nous tirons une nouvelle fois tous les enseignements de la situation présente. Et nous nous acharnons à enfoncer des portes ouvertes en affirmant :
L’école capitaliste ne sera jamais ni égalitaire, ni inclusive, ni émancipatrice.
La CNT éducation appelle tous les personnels à prendre conscience des enjeux de la période et à agir pour rompre avec le système qui a engendré cet état de fait insupportable.
En participant aux mobilisations auprès des collègues en lutte pour l’égalité des droits et le refus de la précarité les 6 et 8 avril.
En agissant au quotidien pour nos élèves, notamment le plus précaires, pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail dans et en dehors de l’école.
En refusant la dérive autoritaire et managériale qui mine le service public d’éducation et l’écarte de ses objectifs d’égalité et d’émancipation.

« On prend les mêmes et on recommence ».* Pour la deuxième fois, Macron a décidé de fermer les écoles, collèges et lycées à compter du 6 avril (le 5 est férié !) contrairement aux dires de son ministre de l’éducation et ce pour trois semaines, voire quatre pour le secondaire.
– La semaine du 6 au 10 avril, les cours auront lieu à distance sauf pour les enfants de soignants qui seront accueillis dans les écoles.
– Du 12 au 25 avril, toutes les zones seront en vacances scolaires. Mais sans possibilité de quitter la région ou de dépasser un rayon de 10 km.
– Le 26 avril, les écoles du premier degré ouvriront.
– Le 3 mai, ce sera au tour des collèges et lycées à s’ouvrir à nouveau.
« On prend les mêmes et on recommence » comme l’écrit la FCPE dans son communiqué publié hier soir (à lire ci-dessous) : une même impréparation, un mépris identique, une absence totale d’organisation. Si gouverner, c’est prévoir, c’est raté !
Pourtant quand il s’agit de protéger le secteur marchand, les milliards coulent à flots** et le gouvernement anticipe… Pour l’école publique ou l’hôpital rien ou si peu. Tout manque !
Et si on refaisait la Commune !
**« Depuis un an, l’argent public coule à flots pour compenser les pertes des secteurs marchands liées à la pandémie de Covid-19. Plus de 215 milliards d’euros ont été dépensés pour répondre au « quoi qu’il en coûte » décrété en mars 2020 par Emmanuel Macron et, à chaque nouveau « tour de vis », de nouveaux crédits sont ouverts. Et de l’autre, on assiste à une magnifique foire aux idées pour « rembourser », « réduire » ou « maîtriser » la dette publique »* (…) et … appauvrir les services publics…
*« Comment le récit conservateur sur la dette publique reprend le dessus », un article de Romaric Godin, Médiapart, 31 mars.
____________________________________________________________________________________________________
La décision de fermer les écoles et établissements scolaires pour trois à quatre semaines est un désaveu pour Blanquer. Elle fait suite à des mois de mobilisation dans les écoles, les collèges et les lycées, de grèves, d’application du droit de retrait par les personnels.
Ces derniers jours encore, de telles actions ont eu lieu dans de nombreux établissements, comme le collège Jules Vallès de Choisy-le-Roi, qui a fermé en fin de semaine dernière suite au droit de retrait des collègues, mais aussi au lycée Galilée de Cergy, au collège Lenain de Tillemont de Montreuil, au collège André Malraux d’Asnières-sur-Seine, au collège Politzer de Bagnolet, au collège Debussy d’Aulnay, ou encore au lycée Delacroix de Drancy dont la situation a rencontré un écho national. Des mobilisations en réaction à une situation sanitaire catastrophique que le gouvernement ne peut désormais plus cacher par ses mensonges.
Mais Macron et Blanquer continuent de prétendre que leur stratégie de maintien des ouvertures coûte que coûte était la bonne… Ou que l’éducation est prête à assurer la prétendue continuité pédagogique dans les semaines qui viennent. Et ils ne remettent pas plus en cause les suppressions de postes prévues pour la prochaine rentrée.
Puisque le gouvernement poursuit sa politique criminelle et destructrice, nous devons poursuivre nos mobilisations !
Blanquer doit partir !
Blanquer, en maquillant les chiffres de contamination, en refusant de mettre en place un protocole digne de ce nom, en ayant supprimé de nombreux moyens dans les établissements, porte une responsabilité criminelle dans la dégradation de la situation sanitaire.
Alors qu’elle aurait pu être évitée si des mesures avaient été prises, nous sommes, un an après le premier confinement, confrontés à une nouvelle fermeture des établissements. Ce 31 mars, Blanquer a été définitivement désavoué : il doit maintenant partir !
L’enseignement à distance, ce n’est pas l’école !
Blanquer a immédiatement réagi après l’annonce de la fermeture des écoles et des établissements dans une vidéo en vantant « les qualités de l’enseignement à distance » et en appelant à « un élan collectif de la part des équipes pédagogiques qui peuvent se trouver en établissement la semaine prochaine pour réaliser cela ».
Alors que l’épidémie flambe, alors que les personnels se sont battus, souvent aux côtés des parents d’élèves, pour faire respecter les fermetures de classe, les mesures sanitaires, contre les hiérarchies qui ont tenté jusqu’au dernier moment de minimiser l’étendue de l’épidémie, ces propos sont irresponsables ! La fermeture des écoles et établissements doit être réelle, et valable pour tous les personnels, enseignants, de vie scolaire, et agents !
En ce qui concerne la prétendue « continuité pédagogique », les personnels réunis ce soir rappellent que la liberté pédagogique des enseignants doit être respectée. L’obligation d’organiser des cours en visio n’est aucunement statutaire, et nous ne céderons à aucune pression hiérarchique vis-à-vis de collègues qui s’y refuseraient. Le ministère doit respecter la législation sur le télétravail, qui repose sur le volontariat ses employés
L’enseignement en distanciel permet de maintenir un lien avec les élèves, il ne peut en aucun cas remplacer l’école. Aussi, comme l’an dernier au moment du confinement, nous appelons à ne pas faire l’appel sur les cours en visio, à ne pas compter d’absences pour les élèves qui, pour diverses raisons, n’y participeraient pas. Les élèves ne doivent en aucun cas être évalués sur la période de fermeture des écoles et établissements.
Enfin, les programmes doivent être adaptés de façon urgente, notamment pour les classes à examen. Nous continuons de revendiquer la suppression du Grand Oral. Si les examens (DNB, bac…) ne pouvaient avoir lieu, le contrôle continu qui renforce les inégalités entre établissements et candidats, tout particulièrement cette année où certains établissements ont connu les demi-groupes et d’autres non, ne saurait être une solution.
Pour le respect de nos conditions de travail
Alors que les cours dans les écoles et établissement vont encore avoir lieu jeudi et vendredi, et que les écoles sont censées rouvrir dès le 26 avril, les personnels réunis ce mercredi soir rappellent leur refus de répartir et brasser les élèves des collègues absents dans le premier degré.
De même, nous appelons les personnels à faire valoir leur droit de retrait si les conditions sanitaires ne sont pas réunies, notamment en cas de non-respect du protocole sanitaire.
En ce qui concerne les agents, nous appelons à veiller au respect des missions des agents de toutes catégories et des collectivités territoriales, en particulier obtenir des ASA si les écoles et établissements sont vides, pour éviter les transports et les tâches inutiles.
De manière générale, nous appelons à une vigilance collective sur les conditions de travail de tous les personnels dans les semaines à venir.
Imposons nos conditions pour la réouverture !
Macron a d’ores et déjà annoncé que les écoles rouvriraient le 26 avril, puis les collèges et lycées le 3 mai. Comment est-il possible d’annoncer arbitrairement ces dates alors que nous ne savons dans quelle situation nous serons à ce moment-là ?
Les écoles et établissements scolaires ne peuvent rouvrir que si les conditions sanitaires sont réunies, notamment :
• un accès à la vaccination pour tous les personnels volontaires des écoles et établissements, avant leur réouverture. Cet accès à la vaccination ne doit cependant pas être un prétexte à un « retour à l’anormal » dans l’Éducation.
• des demi-groupes systématiques à la réouverture, partout en France, en collège comme en lycée, et éventuellement en école.
Nous appelons à mettre en discussion dans les AG les conditions de la réouverture le 26 avril (pour le premier degré) ou le 3 mai (pour le second degré)
Plus de « retour à l’anormal » : il faut des moyens pour l’Éducation !
Alors que pour la deuxième année consécutive, personnels et élèves vivent des conditions de travail et d’études particulièrement dégradées, il est temps d’imposer un plan d’urgence pour l’Education afin des moyens soient réellement mis en œuvre ! Tout d’abord, nous revendiquons l’annulation de toutes les suppressions de postes, fermetures de classes et baisses de moyens prévues pour la rentrée 2021. Il est inconcevable qu’en période d’épidémie, alors que des centaines d’heures de cours ont été perdues, le ministère Blanquer continue d’économiser sur le dos des écoles et établissements. Nous revendiquons notamment le retour des centaines de millions d’euros économisés par Blanquer !
La rentrée 2021 ne peut s’envisager qu’avec une baisse pérenne des effectifs dans les classes, mais aussi à l’échelle des écoles et établissements. Il est urgent de réquisitionner et de construire des locaux pour les écoles et les établissements, afin de désengorger ceux existant.
L’AG Éducation Île-de-France de ce mercredi 31 mars appelle les personnels à :
• se réunir au plus vite en AG en présentiel ou en visio, et faire connaître ses revendications et décisions largement, notamment aux syndicats ;
• faire valoir leur droit de retrait en cas de mise en danger (en particulier en cas de non respect du protocole) pour les jours d’ouverture restant, dans le cas où des hiérarchies chercheraient à les faire venir sur les écoles et établissements, et si la réouverture le 26 avril et le 3 mai ne s’accomplit pas dans des conditions sanitaires suffisantes ;
• à maintenir un cadre collectif en distanciel, et discuter dans nos AG des conditions de la réouverture des écoles et établissements
• à participer à la manifestation du mardi 6 avril avec la Fonction publique, au sein d’un cortège Éducation visible, et à la manifestation du jeudi 8 avril aux côtés des AESH, si besoin en se mettant en grève.
– Paris : au Rectorat de Paris à 9h30
– Hauts-de-Seine : à la DSDEN 92 (Nanterre-Préfecture) à 10h30
– Île-de-France : Manifestation à 13h de Luxembourg jusqu’au Ministère
– Des préavis de grève couvrent tous les personnels de l’Éducation tous les jours de l’année (…)
Les personnels réunis ce mercredi 31 mars appellent à participer à la prochaine réunion de coordination nationale de l’Éducation, qui aura lieu le mercredi 7 avril à 18h. Ils proposent également d’organiser une nouvelle réunion de coordination Île-de-France le jeudi 8 avril à 18h30, après les journées de grève et de manifestation du 6 et du 8 avril.

Dans l’académie de Lyon 26 collègues AESH sont convoqué-es vendredi 27 novembre en conseil de discipline parce qu’elles-ils n’ont pas signé l’avenant pour les PIAL.
Le Collectif AESH de Paris à écrit au recteur.
« Nous, accompagnant-es des élèves de situation de handicap travaillant dans l’académie de Paris, avons pris connaissance des procédures disciplinaires lancées contre nos collègues de l’académie de Lyon. Nous tenons à vous faire part de notre indignation quant à cette situation et souhaitons exprimer notre
soutien à nos collègues.
Nous tenons à réaffirmer que la mise en place des PIAL s’est faite sans aucune concertation, dans la précipitation la plus totale et que les AESH n’en ont bien souvent pas été correctement informé-es. Nous restons opposé-es, comme l’immense majorité de la profession, à ces PIAL que nous considérons être une mesure strictement budgétaire et un recul pour nos droits et pour l’école inclusive.
Nous vous demandons de ne prendre aucune sanction envers nos
collègues. »
Vendredi 27 novembre, un rassemblement est prévu à 9h devant le rectorat.
Trois enseignants du lycée Mauriac de Bordeaux ont reçu vendredi dernier de la rectrice un courrier leur notifiant l’engagement d’une procédure disciplinaire contre eux en raison de leur engagement contre la réforme du Bac Blanquer en janvier dernier.
Ils sont convoqués cette semaine à consulter leur dossier puis à formuler des observations. Des conseils de discipline peuvent s’ensuivre.
Ce même vendredi 20 novembre, la rectrice déplaçait les deux chefs d’établissement du lycée pour en imposer deux nouveaux dès lundi 23 novembre. Une annonce faite par courrier électronique envoyée à 15h30 !
Dans cet établissement, la mobilisation des personnels et des élèves avait fait annuler les épreuves dE3C, malgré les vigiles du rectorat et la présence policière.

Tenues « républicaines », budget, salaires, répression,… Blanquer prend des mesures. Contre la répression, la solidarité. Plusieurs rendez-vous : mardi 6 octobre, 16h30 devant le rectorat de Paris ; mercredi 7 octobre, 12h30 TGI de Bobigny (93) et lundi 12 octobre à Poitiers. Retrouvez ci-dessous les dernières infos, le suivi sur mardi 6 et mercredi 7 octobre après les tracts d’appel…
Plusieurs profs de CP et CE1 étaient convoquées par la direction académique pour le refus de passation des évaluations nationales standardisées. Toute l’intersyndicale parisienne était au rendez-vous pour les accompagner et les soutenir. Résumé des entretiens.
La direction académique a motivé ces convocations en rappelant que la passation des évaluations est « une obligation professionnelle ». Elle voulait donc connaître les raisons qui ont motivé les collègues à surseoir, retarder ou refuser de les faire passer.
Pour la direction académique, les « bienfaits » des évaluations sont une évidence. Il s’agit d’un outil et d’un moyen pour résoudre la difficulté scolaire. Qu’elles sont utiles parce que standardisées. Qu’elles permettent d’avoir une photographie des élèves au niveau national et qu’elles permettent à l’enseignant de situer ses élèves dans une photographie nationale. Cela permet par exemple aux enseignants des beaux quartiers de ne pas s’étonner lorsque leurs élèves arrivent en CP sans savoir déjà lire….
Les collègues ont rappelé l’absence de motif sur la convocation et précisé que le refus des évaluations nationales est un « mot d’ordre » national porté par de nombreuses organisations
syndicales et mouvements pédagogiques.
Elles ont expliqué qu’en cette rentrée difficile due au contexte sanitaire, les évaluations sont une difficulté supplémentaire, qu’elles ne manquent pas de critiquer.
Elles ont rappelé qu’iI ne s’agit pas d’un choix. Qu’il est pénible de devoir exercer dans des conditions pareil, où il faut continuellement lutter pour que les enfants se sentent en confiance à l’école en cette rentrée, encore plus après le confinement.
Elles ont dénoncé un protocole qui ne prend pas en compte les élèves et leurs besoins, qu’il y a un écart entre les injonctions à faire passer ces évaluations dans un cadre particulier et la réalité de notre métier. C’est une violence pour les adultes et les enfants.
L’évaluation existe depuis toujours. Elle n’a jamais réussi à résoudre la difficulté scolaire, qu’il n’y a rien d’innovant ici. Que nous n’avons pas besoin des évaluations pour savoir que la difficulté scolaire se trouve dans les quartiers populaires, et pas dans le 16eme. Que ce ne sont pas les évaluations qui vont résoudre les difficultés sociales et économiques de nos élèves. Mais que par contre, les études scientifiques montrent que le levier pour permettre la réussite
sont l’estime de soi et d’avoir du pouvoir sur sa vie. Or, ces évaluations, 15 jours après la rentrée, mettent les élèves les plus fragiles dans une posture d’échec brisant ainsi un peu plus
l’estime d’eux-mêmes. Et les contraintes du protocole viennent prendre le contrôle sur leur vie. Bref, une machine à produire de l’échec….
En fin d’entretiens, la direction académique a annoncé qu’un courrier arriverait dans les écoles mercredi 7 octobre sur lequel les collègues devront s’engager à faire passer les évaluations avant vendredi 9 octobre date butoir !
Un site à connaître : http://abasleschefs.org/
L’intersyndicale de la Seine St Denis, les syndicats éducation avaient appelé à un rassemblement devant le tribunal. Une petite centaine de militant.es présent.es. Procès évidemment à charge contre Julien « prof perturbateur ». Réquisition de 4 mois avec sursis et amende de 5000 euros pour entrave à la circulation des bus. Délibéré le 4 novembre.


Contrairement aux promesses gouvernementales pour une rentrée 2019 placée “sous le signe de la maturité et de la réussite”, les accompagnant·es d’élèves en situation de handicap (AESH) vivent une dégradation de leurs conditions de travail : temps incomplets subis, non-renouvellements massifs, salaires non versés avec des acomptes souvent indécents, affectations aberrantes, attente insupportable des documents administratifs, services de gestion saturés.
Lire ci-dessous, l’appel de l’intersyndical auquel la CNT se joint, le texte de l’intersyndical parisienne, puis une motion d’école à faire signer.

Mercredi 15 mai, ce sont les Accompagnant.es d’Elèves en Situation de Handicap qui se sont réuni.e.s devant les rectorats à Paris en en régions. Ils et elles seront en grève jeudi 23 mai. A lire ci-dessous le tract rédigé par le collectif parisien des AESH.
De leur côté, des enseignant.e.s de lycée professionnel réaffirment leur opposition à la réforme Blanquer.
Communiqué de presse des professeurs de lettres-histoire-géographie du 93
Appel à la grève des examens contre la réforme du bac pro
L’ensemble des enseignantes et enseignants de lettres-histoire-géographie du département de la Seine-Saint-Denis ont été convoqué-e-s les 13/14 et 15/17 mai pour une formation autour de la réforme du lycée professionnel.
Ces journées ont été l’occasion pour les enseignant-e-s de manifester leur vive opposition à la réforme du lycée professionnel qui va entraîner la casse du lycée professionnel. Durant ces deux sessions de formation
les enseignant-e-s se sont réuni-e-s en assemblée générale. Ces AG ont permis de montrer le fort mécontentement envers cette réforme par un vote à la quasi unanimité contre.
Les participant-e-s à la session du 15 mai ont pris la décision de ne pas participer à cette journée et sont sortis de l’amphithéâtre. Face à cette mobilisation massive le recteur a décidé d’annuler la journée de formation.
Nous appelons ainsi toutes et tous les collègues à ne pas participer à ces journées de formation et nous serons en grève durant les corrections des examens (baccalauréat professionnel et BEP).